Ecoutez Radio Sputnik
    Riyad

    «Un tel comportement n’est pas le nôtre»: Riyad nie toute implication dans l’attaque contre un pétrolier iranien

    © AP Photo / Markus Schreiber
    International
    URL courte
    1356
    S'abonner

    Répondant aux journalistes qui voulaient savoir si l’attaque lancée le 11 octobre contre le pétrolier iranien Sabiti en mer Rouge avait été réalisée par Riyad, le ministre saoudien des Affaires étrangères a été formel: «Bien sûr que non».

    Le chef de la diplomatie saoudienne, Adel al-Joubeir, a réfuté, dans une interview accordée aux médias russes, notamment à Sputnik, l’idée selon laquelle Riyad serait à l’origine de l’attaque contre le pétrolier iranien Sabiti qui aurait été perpétrée en réponse aux frappes contre des installations de Saudi Aramco en septembre dernier, attribuées à l'Iran par l’Arabie saoudite.

    L’un des journalistes a cherché à savoir si l’attaque contre le pétrolier iranien était «une réaction de la partie saoudienne».

    «Bien sûr que non. Un tel comportement n’est pas le nôtre. Nous avons accusé l'Iran parce que les frappes ont été effectuées depuis le nord et non le sud. Nous avons demandé aux Nations unies de mener une enquête et plusieurs pays s’y sont joints», a-t-il indiqué.

    Il a ajouté que les résultats seraient publiés dès que l’enquête aura pris fin.

    «Ce n’est pas encore la fin de l’histoire»

    Adel al-Joubeir a rappelé dans ce contexte l’existence d’informations différentes sur l'attaque et a estimé qu’il était encore tôt pour tirer des conclusions.

    «De plus, il existe des informations contradictoires au sujet du pétrolier iranien, a-t-il poursuivi. Les uns évoquent un déversement de pétrole, d’autres disent qu’il n’y en a pas eu. Rien n’est clair pour le moment. Mais, je le répète encore une fois, nous n’y sommes pas impliqués. Ce n’est pas encore la fin de l’histoire. Attendons de savoir ce qui s’est passé.»

    Les médias iraniens ont précédemment annoncé qu'une explosion avait enflammé le Sabiti, pétrolier de la National Iranian Oil Company, à une centaine de kilomètres du port de Djeddah, suggérant qu'il s'agissait d'un attentat terroriste.

    L'Iran a promis de réagir aux «probables» frappes de missile contre son navire, a fait savoir le 12 octobre l'agence iranienne ISNA. Le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, Ali Shamkhani, a déclaré, selon l’agence, que certains indices avaient été découverts «en examinant les vidéos disponibles et les preuves rassemblées par les renseignements» sur l'identité de l'auteur sans donner plus de précisions.

    La tension entre l'Iran et l'Arabie saoudite est montée d’un cran le mois dernier lorsque Riyad a imputé à l’Iran les attaques du 14 septembre contre les deux installations pétrolières de la compagnie saoudienne Aramco. Téhéran a rejeté ces accusations.

    Tags:
    frappe aérienne, enquête, ONU, attentat, explosion, Téhéran, Djeddah, Iran, ISNA, Adel al-Joubeir, Sputnik, ministre, journalistes, mer Rouge, Riyad, Arabie Saoudite
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik