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Montée des tensions à Idlib entre la Turquie et la Syrie (88)
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Lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’Onu sur l’escalade militaire à Idlib, les États-Unis ont demandé à la Russie de clouer au sol au plus vite ses avions utilisés en Syrie pour soutenir les troupes gouvernementales contre les terroristes.

Kelly Craft, l’ambassadrice américaine à l'Onu, a appelé la Russie à poser «sans tarder» ses avions en Syrie, bien que les forces aérospatiales russes se trouvent dans le pays avec l’aval de Damas.

«Nous exhortons la Russie à poser sans tarder ses avions de combat et appelons l’ensemble des troupes syriennes et leurs alliés russes à se retirer derrière les lignes de cessez-le-feu établies pour la première fois en 2018», a-t-elle déclaré, citée par Reuters, lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à la désescalade à Idlib, convoquée le 28 février à la demande du Royaume-Uni, mais aussi des États-Unis, de l'Allemagne, de la France, de la Belgique, de l'Estonie et de la République dominicaine.

«Attaques injustifiées»

Mme Craft a également réitéré le soutien apporté par les États-Unis à la Turquie quant à sa réponse «aux attaques injustifiées contre des postes d'observation turcs» qui ont entraîné la mort d’une trentaine de militaires turcs.

Pour sa part, l'ambassadeur russe à l'Onu, Vassily Nebenzia, a indiqué que l’incident en question avait eu lieu en dehors des postes d'observation. Il a également rappelé que la Syrie avait le droit «d’écraser» les terroristes, comme l’exigent des résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu.

L'ambassadeur syrien à l'Onu, Bachar al-Jaafari, a quant à lui déclaré que l’objectif de la réunion convoquée par le Royaume-Uni était de discréditer le processus d'Astana, cet ensemble de rencontres multipartites organisées depuis 2017 entre différents acteurs de la guerre civile en Syrie.

Escalade militaire à Idlib

La situation dans le gouvernorat syrien d’Idlib s’est aggravée après une offensive d’envergure réalisée le 27 février contre les troupes syriennes par le groupe terroriste Hayat Tahrir al-Cham*. Damas a contre-attaqué, en tuant 33 militaires turcs et en blessant plus de 30 autres qui se trouvaient avec les terroristes. Or, selon les informations transmises par Ankara, aucune unité de l'armée turque «n'était présente et n'aurait dû se trouver dans la zone concernée», a affirmé la Défense russe.

La partie russe a pris des mesures pour que les troupes syriennes cessent le feu et pour assurer une évacuation sécurisée des militaires tués et blessés à Idlib vers le territoire turc, a informé Moscou.

Le Président turc a convoqué jeudi un conseil de sécurité extraordinaire sur la situation dans le nord-ouest de la Syrie. À la suite de l’attaque, Ankara a également convoqué, le 28 février, une réunion du Conseil de l’Otan. Selon des médias grecs, Athènes a mis son veto sur une déclaration de l’Alliance soutenant Ankara.

Les avions russes en Syrie

Le groupe aérien des forces aérospatiales russes en Syrie a été créé en 2015 en vue de soutenir l’opération antiterroriste réalisée par Damas, en vertu d’un accord passé avec le pays. L’accord stipule que le groupe russe est déployé en Syrie pour une durée illimitée.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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Tags:
Kelly Craft, Idlib, Turquie, États-Unis, Russie, ONU
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