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Samuel Moncada, représentant du Venezuela auprès de l’Onu, affirme que les pétroliers iraniens à destination de Caracas font l’objet d’une «menace d’un usage imminent de la force militaire par les États-Unis». Un acte qu’il qualifie de «crime d’extermination» puisqu’il vise à priver le peuple vénézuélien d’un «moyen vital de subsistance».

Les cinq pétroliers iraniens à destination du Venezuela, dont le premier a atteint les eaux territoriales le 23 mai, sont confrontés à une attaque imminente de l’armée américaine, avertit l’ambassadeur du Venezuela aux Nations unies. Un «acte du guerre» contre son pays, selon lui.

«L’attaque armée contre les pétroliers, exerçant le libre-échange et la navigation entre des nations souveraines, est un crime d’agression», affirme le représentant sud-américain. «Un blocus naval aggravé par le fait qu’il vise à priver toute une population de ses moyens vitaux de subsistance. C’est un crime d’extermination!», clame-t-il.

Dans une lettre adressée le 20 mai au président du Conseil de Sécurité de l’Onu, Sven Jürgenson, il informe qu’une flotte composée de navires britanniques, néerlandais, français et américains «encercle les côtes» vénézuéliennes. Ils agissent avec une «attitude hostile et agressive» dont le déploiement est faussement justifié par une mission de lutte contre les stupéfiants, là où son véritable objectif est d’«imposer un blocus naval au Venezuela», précise M.Moncada.

Sanctions US contre les exportations de pétrole de l’Iran

Cet envoi de cinq pétroliers iraniens s’inscrit dans le cadre d’une entraide de Téhéran envers Caracas, deux pays touchés par les sanctions américaines et la crise pétrolière. Cette livraison de 1,5 million de barils a été condamnée par les États-Unis qui ont promis des représailles, soit en sanctionnant les membres d’équipage soit en saisissant les pétroliers s’ils se ravitaillent dans le port d’un pays tiers.

«Si nos pétroliers sont confrontés à des problèmes causés par les Américains, ils auront également des problèmes», a déclaré cette semaine le Président iranien Hassan Rohani, cité par l’agence Mehr. Le premier pétrolier iranien a néanmoins atteint les eaux du Venezuela ce samedi, a annoncé le ministre du Pétrole Tareck El Aissami. Il est attendu dans la raffinerie de Puerto Cabello, dans le nord du pays.

Bien que possédant d’immenses réserves de pétrole, Caracas accuse une forte baisse de sa production, et tient pour responsable les États-Unis et leurs sanctions, ces derniers qualifiant Nicolas Maduro de «dictateur». Le Président socialiste compte toujours sur l’appui de l’Iran, mais aussi de la Russie, de la Chine, de la Turquie et Cuba.

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Tags:
Conseil de sécurité de l'Onu, menaces, ONU, sanctions contre le Venezuela, sanctions contre l'Iran, pétrolier, Venezuela
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