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Une collégienne de 14 ans d'origine serbe habitant près de Chicago, Katarina Ristic, a été chargée de préparer un dossier sur le «génocide bosniaque», ce qui a abouti à faire supprimer, dans le programme scolaire, les accusations contre la Serbie d'avoir tué 200.000 personnes en Bosnie-Herzégovine. Le père de l’adolescente s’est confié à Sputnik.

Tout a commencé en février 2017, lorsque Katarina Ristic, alors élève de huitième année au collège Emerson dans la ville de Park Ridge près de Chicago, avec quatre autres camarades de classe, a été chargée de réaliser un projet sur le «génocide bosniaque». L’adolescente a interrogé sur les événements de l’époque son père Ranko Ristic, originaire d’un village bosniaque qui avait fui, il y a 24 ans, les horreurs de la guerre civile pour s’installer dans l’Illinois.

Ranko Ristic a raconté à Sputnik avoir promis son concours à sa fille sans toutefois s’ingérer dans son travail. Il voulait tout simplement qu’elle connaisse la vérité. Cependant, la tâche ne s’est pas avérée très simple, quand Katarina a apporté des manuels de la bibliothèque de son établissement.

«La première chose qui m’a sauté aux yeux, c’était l’affirmation contenue dans ces livres, selon laquelle la Serbie avait agressé la Bosnie-Herzégovine, en y tuant 200.000 musulmans. Par ailleurs, le Président yougoslave Slobodan Milosevic y était déclaré responsable du génocide. J’ai essayé d’expliquer que les événements en Bosnie-Herzégovine n’étaient pas une agression, mais une guerre civile, et que le nombre de morts ne correspondait pas à la réalité. J’ai recommandé à ma fille de procéder à une recherche sur Internet sans utiliser cependant des sources serbes pour que l’approche adoptée soit impartiale au maximum», a poursuivi l’interlocuteur de l’agence.

La propagande à titre d’information pour les élèves

En étudiant des sources indépendantes et les documents d’organisations internationales, y compris du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), Katarina a réuni des preuves attestant que, dans le conflit en Bosnie-Herzégovine, les hostilités avaient opposé les trois peuples, serbe, croate et bosniaque, a indiqué M.Ristic.

Selon lui, sa fille utilisait entre autres les données du Centre de recherche et de documentation à Sarajevo qui avait établi à l’issue de longues années de travail que la guerre en Bosnie-Herzégovine avait emporté environ 100.000 vies, dont 60.000 bosniaques, 30.000 serbes et quelque 10.000 croates.

«60.000 Bosniaques, c’est un chiffre effectivement énorme, mais plusieurs fois moins important que celui publié par les médias en Occident afin de justifier l’ingérence militaire dans le conflit en Bosnie-Herzégovine et par la suite dans celui du Kosovo», a souligné le Serbe.

Finalement, Katarina a présenté un dossier contenant les informations erronées publiées par les médias et leur démenti reposant sur des documents authentiques et a eu une bonne note.

Lors d’une réunion des parents d’élèves, Ranko Ristic s’est plaint de l’utilisation de la propagande à titre d’information pour les élèves. Un groupe de travail a été formé qui a étudié la question et fait appel à l’historien Thomas Mockaitis, connu pour ses ouvrages sur la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo, financés par l’Institut des États-Unis pour la paix. À signaler que l’ex-secrétaire d’État américaine Madeleine Albright, l’une des principales partisanes des bombardements de la Yougoslavie, fait partie de la direction de cet organisme. Pourtant, M.Mockaitis a dû reconnaître que les informations contenues dans les manuels scolaires ne correspondaient pas à la réalité.

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Tags:
démenti, génocide, histoire, États-Unis, Bosnie-Herzégovine, Serbie
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