International
URL courte
145522
S'abonner

Le verdict est tombé le 23 juillet pour les trois accusés dans l'affaire du crash de l'avion de Christophe de Margerie. Deux hommes et une femme, reconnus responsables de ce drame survenu en octobre 2014 à Moscou, ont été condamnés à des peines allant de 5 à 6 ans de prison ouverte. La contrôleuse aérienne a ensuite été amnistiée.

Un tribunal de Moscou a condamné à des peines de 5 à 6 ans les trois accusés dans l'affaire du crash de l'avion de Christophe de Margerie, rapporte le correspondant de Sputnik depuis la salle d'audience. Survenu en octobre 2014 dans un aéroport de la capitale russe, l'accident a coûté la vie au PDG de Total ainsi qu'aux trois membres d'équipage.

Les sentences à l'encontre du directeur de vol de l'aéroport de Vnoukovo, Roman Dounaïev, ainsi que des contrôleurs aériens Alexandre Krouglov et Nadejda Arkhipova, reconnus coupables plus tôt dans la journée de ce jeudi 23 juillet, ont été prononcées.

La juge Ekaterina Grichina a condamné Dounaïev à 6 ans de privation de liberté à purger en prison ouverte, Krouglov et Arkhipova à cinq ans et demi et cinq ans respectivement, selon les mêmes modalités. Le procureur avait plaidé pour de la prison ferme à leur encontre, réclamant des peines allant jusqu'à 6 ans et deux mois de réclusion.

Tous les trois ont plaidé non coupable.

Toutefois, sitôt que le verdict a été prononcé, Arkhipova a été amnistiée. Sa peine ne dépassant pas cinq ans, elle tombe sous le coup d'une amnistie décrétée à l'occasion de l'anniversaire de la Victoire de mai 1945.

Une négligence à l'origine du drame

Le procureur estime qu'Arkhipova a négligé les règles de sécurité et n'a pas suivi la circulation des équipements spéciaux sur l'aérodrome, alors que Krouglov a permis à une stagiaire de donner le feu vert à l'équipage du Falcon de rejoindre la piste où se trouvait la déneigeuse et y effectue son décollage.

Dounaïev, quant à lui, n’a pas surveillé le travail de ses subordonnés, en «faisant preuve d'inaction». Dans le même temps, selon le procureur, les employés de l'aéroport avaient accès à un équipement spécial, comprenant notamment un radar, montrant la localisation de la déneigeuse sur la piste.

Le crash de l'avion de Christophe de Margerie

Dans la nuit du 20 au 21 octobre 2014, le Dassault Falcon 50 immatriculé F-GLSA et censé transporter à Paris Christophe de Margerie a heurté une déneigeuse alors qu’il se trouvait en phase de décollage. Les trois membres d’équipage et le PDG de Total ont péri dans l'accident.

Ce même tribunal avait condamné en juillet 2017 le conducteur de la déneigeuse percutée par le jet de Christophe de Margerie à 4 ans de prison. L’ingénieur en chef de service le jour de la catastrophe a, à son tour, été condamné à 3,5 ans de détention. Tous les deux ont été ensuite graciés via l’amnistie décrétée à l’occasion du 70e anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre Patriotique.

Lire aussi:

Fraude sociale: les milliards perdus de la Sécu
Covid-19 en Île-de-France: «On assiste à une inversion de l'épidémie»
Les USA échouent à imposer leurs vues sur l’Iran au Conseil de sécurité de l’Onu
Tags:
Christophe de Margerie, Total
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook