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Manifestations postélectorales au Kirghizstan (11)
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Une trentaine de personnes se sont postées à l'entrée du bureau de Sputnik Kirghizstan pour demander qu’un correspondant soit envoyé pour couvrir le rassemblement en soutien à Sadyr Japarov, qui s’est proclamé Premier ministre.

Un groupe composé de 25 à 30 personnes a exigé d'envoyer immédiatement un correspondant pour couvrir le rassemblement en soutien à l’opposant anciennement détenu Sadyr Japarov, qui s'est fait nommer mardi Premier ministre dans des conditions troubles.

Des personnes non identifiées ont proclamé avec des vulgarités qu'elles «donnaient 30 minutes à la rédaction de Sputnik», faute de quoi elles enfonceraient la porte, pilleraient le bureau et s'occuperaient du garde qui tentait de les calmer.

Précédemment, la rédaction avait reçu des menaces sur les réseaux sociaux de la part des partisans de Japarov.

Couvre-feu à Bichkek

Le Président du Kirghizstan, Sooronbaï Jeenbekov, a proclamé le 9 octobre l'état d'urgence à Bichkek et ordonné à l'armée de rétablir l'ordre dans la capitale, après des affrontements en pleine rue entre partisans de camps politiques opposés.

Ce samedi, un couvre-feu de 21h (17h heure de Paris) à 5h a été introduit dans la capitale du Kirghizstan sur fond de manifestations, a déclaré le service de presse du Département principal des affaires intérieures de Bichkek à Sputnik.

Tensions postélectorales

Le 5 octobre, la place centrale de la capitale kirghize Bichkek a été le théâtre d’une manifestation qui a rassemblé près de 2.000 personnes, des sympathisants de partis qui ne sont pas entrés au Parlement à l’issue des législatives du 4 octobre. Ils exigeaient d’annuler les résultats du vote et d’organiser de nouvelles élections.

Dans la nuit suivante, les manifestants ont fait irruption dans la Maison blanche de Bichkek qui abrite le Parlement et l’administration du Président. Le lendemain, les résultats des législatives ont été officiellement annulés. En outre, ils ont libéré Sadyr Japarov de prison.

Sadyr Japarov

Né en 1968, Japarov a été deux fois élu au Parlement du pays et a fondé le parti Mekenchil. En 2017, il a été condamné à 11 ans et demi de réclusion pour prise d’otage. En effet, lors d’un meeting tenu en 2013 et lors duquel la nationalisation d’un gisement kirghiz a été revendiquée, le chef de la région a été pris en otage et Japarov a été accusé d’avoir organisé le rassemblement.

Dossier:
Manifestations postélectorales au Kirghizstan (11)

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Bichkek, Kirghizstan, ultimatum, menace de mort, menaces, inconnu
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