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L'ambassadeur de France ainsi que des représentants des ambassades de Suède et d'Allemagne se sont rendus au ministère russe des Affaires étrangères suite aux sanctions imposées dans le cadre de l'affaire Navalny, indique un correspondant de Sputnik.

Pierre Lévy, ambassadeur de France à Moscou, est arrivé au ministère russe des Affaires étrangères où il a été convoqué en lien avec les sanctions antirusses de l’UE suite à l’affaire Navalny, a relaté ce 22 décembre un correspondant de Sputnik.

L’adjoint de l'ambassadeur d’Allemagne à Moscou ainsi qu’une représentante de l’ambassade suédoise s’y sont également rendus.

Auparavant, Moscou avait convoqué les ambassadeurs de ces deux pays en lien avec la même affaire.

Après avoir passé moins d'une heure dans le bâtiment, les diplomates sont repartis. L'ambassadeur de France est parti en dernier. Tous trois ont refusé de donner des commentaires.

Le ministère russe des Affaires étrangères a transféré aux diplomates allemand, français et suédois, ainsi qu'à la représentation de l'UE, des notes informant de l'élargissement de la «liste noire» russe.

Sanctions antirusses

L’Union européenne avait indiqué le 15 octobre dans son Journal officiel avoir imposé des sanctions contre six personnalités et l’Institut d'État pour la recherche scientifique en chimie organique et en technologie en lien avec l’affaire Navalny. Sergueï Lavrov avait annoncé le 12 novembre que Moscou avait déjà introduit des contre-sanctions visant des officiels allemands et français dans le cadre de l'affaire Navalny.

Navalny empoisonné au Novitchok, selon Berlin

Le 20 août, l’avion de ligne qui transportait Alexeï Navalny de Tomsk à Moscou a dû se poser en urgence à Omsk après que l’opposant a fait un malaise. Ce dernier a été hospitalisé en soins intensifs à l’hôpital n°1. Les médecins n’ont pas trouvé de traces de toxines dans le sang ni dans l’urine de leur patient, mais ont constaté un trouble métabolique qui a provoqué une forte baisse de sa glycémie. Deux jours plus tard, les soignants, qui avaient d’abord jugé que M.Navalny n’était pas transportable, ont autorisé son transfert en Allemagne à la demande se ses proches.

Après l’arrivée d’Alexeï Navalny à l’hôpital universitaire de la Charité de Berlin, les autorités allemandes ont affirmé que le Russe avait été empoisonné par un agent toxique du groupe Novitchok. Selon elles, des laboratoires suédois et français ont confirmé la conclusion des experts allemands. Moscou a demandé à ce que lui soient fournies des informations plus détaillées sur les résultats des analyses, sans obtenir de réponse. Le 7 septembre, les médias ont annoncé qu’Alexeï Navalny allait mieux et, le 22 du même mois, il a quitté l'hôpital. Actuellement, il est en convalescence et reste en Allemagne.

Enquête de Navalny sur l’empoisonnement

En décembre, Alexeï Navalny et plusieurs médias dont CNN, le Spiegel et le groupe Bellingcat ont simultanément publié un rapport qui confirmerait que le blogueur russe aurait été la cible de plusieurs tentatives d’empoisonnement. Ses auteurs accusent «des officiers du FSB», sans établir aucun contact direct entre ces agents et M.Navalny, ni fournir de preuves d'un ordre donné ou d'un passage à l'acte.

Le Service fédéral de sécurité russe (FSB) a considéré cette enquête comme une provocation. Selon lui, la vidéo mise en ligne par l’opposant est fausse et les méthodes de fabrication indiquent qu’il a bénéficié de l’aide de services secrets étrangers.

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Tags:
Russie, France, Alexeï Navalny
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