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Les sanctions économiques introduites par Bruxelles à l’encontre de Moscou en 2014 à la suite de la situation en Ukraine ont été reconduites, annonce ce vendredi le président du Conseil européen, Charles Michel, sur Twitter.

Bruxelles a décidé de prolonger les mesures économiques restrictives à l’encontre de la Russie, en vigueur depuis 2014, annonce Charles Michel, président du Conseil européen. La décision a été prise lors du sommet de l’UE qui se tient les 24 et 25 juin dans la capitale belge.

«Nous avons reconduit nos sanctions économiques contre la Russie: Moscou doit faire sa part pour assurer la pleine mise en œuvre des accords de Minsk», écrit-il sur Twitter.

Le fonctionnaire européen confirme par ailleurs la volonté de l’UE d'introduire des sanctions en cas de nécessité.

«Nous avons réaffirmé notre engagement à prendre des sanctions à chaque fois que c’est nécessaire et envisager les différentes options en termes de mesures restrictives», précise-t-il dans la vidéo qu’il a publiée sur le réseau social.

Les cinq principes dans les relations avec Moscou

Qui plus est, discutant de la Russie en marge du sommet, les pays membres de l’UE ont tenté de «clarifier» la manière dont les cinq principes directeurs – que Bruxelles utilise pour se guider dans ses relations avec Moscou – sont mis en œuvre, précise M.Michel.

«L'UE poursuivra une approche unie et stratégique envers la Russie basée sur les cinq principes directeurs.»

Pour rappel, les cinq principes dont il est question ont été définis en 2016 par Federica Mogherini, ancienne haute représentante de l'Union pour les Affaires étrangères et la sécurité, en pleine crise liée au conflit en Ukraine. Ils incluent, entre autres, le soutien de la société civile russe, la «coopération sélective» avec Moscou et l’application des accords de Minsk sur la normalisation de la situation dans l'Est ukrainien. La Russie a, quant à elle, à plusieurs reprises déclaré qu’elle n’était pas partie au conflit en Ukraine et qu’elle souhaitait que Kiev surmonte sa crise politique et économique.

Un sommet UE-Russie manqué

Un nouvel élan aurait probablement pu être donné aux relations compliquées entre Moscou et Bruxelles par la tenue d’une rencontre au sommet entre les Vingt-Sept et Vladimir Poutine, proposée par le Président français et la chancelière allemande le 23 juin. Mais voilà, l’initiative diplomatique soumise par le couple franco-allemand aux autres pays membres est restée lettre morte, les diplomaties européennes n’ayant pu trouver de consensus.

Répondant à la question d’un journaliste pour qui les discussions de l’initiative d’un sommet avec la Russie donnaient l’image d’une «Union déchirée», Charles Michel a parlé de la fermeté et de la capacité à dialoguer avec Moscou dont l’UE doit faire preuve.

«Personne n’a demandé qu’il y ait demain une réunion à Vingt-Sept et Vladimir Poutine, ce n'était pas ça du tout qui était sur la table à aucun moment. Par contre ce qui a été sur la table effectivement […] c’est une fermeté, je l’ai dit, sur certains principes, mais une capacité aussi et sous conditions d’engager un dialogue et de réfléchir ensemble au Conseil européen à la forme la plus adéquate du dialogue qui doit pouvoir être mené pour défendre nos valeurs, pour défendre nos intérêts», a-t-il exposé.

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UE, sanctions, Russie
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