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Nouvelle escalade des tensions entre les États-Unis et l'Iran (janvier 2020) (37)
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L’assassinat de Soleimani le 3 janvier par un drone américain sur le territoire irakien a provoqué une riposte musclée de la part de Téhéran, qui a tiré des missiles contre deux bases abritant des soldats américains en Irak. Peut-on éviter un conflit ouvert? Sputnik interrogeait Thierry Coville, spécialiste de l’Iran, peu avant ces évènements.

Alors que les funérailles du général Qassem Soleimani, victime d’une «exécution extrajudiciaire» américaine, étaient célébrées le 7 janvier en Iran, la riposte iranienne ne s’est pas fait attendre. Plus d’une douzaine de missiles provenant de la République islamique ont frappé dans la nuit du 7 au 8 janvier deux bases utilisées par l’armée américaine en Irak. La télévision iranienne annonçait 80 victimes américaines, un chiffre aussitôt démenti outre-Atlantique. Donald Trump n’a pas tardé à réagir, annonçant une déclaration dans les heures à venir. L’escalade des tensions observée depuis plusieurs mois entre Téhéran et Washington peut-elle réellement mener à la guerre?

Le 7 janvier, c’est-à-dire quelques heures avant la réponse iranienne, nous interrogions Thierry Coville, spécialiste de l’Iran à l’IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques). Mais l’évolution rapide des évènements n’enlève en rien la pertinence des propos tenus par Thierry Coville, qui estimait que l’Iran allait riposter, mais de façon rationnelle, de manière à ne pas déclencher une guerre.

«C’est rationnel chez eux. Un conflit ouvert avec les États-Unis, ils ne vont pas le gagner. Ils vont le perdre. Et ça serait en partie la destruction du pays donc ils ne veulent pas arriver à ça. Ce qu’on entend dire, c’est qu’ils vont faire quelque chose, par contre l’idée c’est de vraiment au bon moment et à l’endroit choisi, et sans que ça donne l’occasion de déclencher un conflit.»

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ayatollah Ali Khamenei, Donald Trump, Qassem Soleimani
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