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Le chef de la diplomatie qatarie appelle dans un entretien accordé à Bloomberg TV les pays du Golfe à dialoguer avec l’Iran pour lever tous les différents en suspens. Dans ce sens, il propose la médiation de son pays pour lancer ces pourparlers, et affiche la même disposition pour les contacts entre Téhéran et Washington.

À une journée de la cérémonie d’investiture du nouveau Président américain, le ministre qatari des Affaires étrangères, le cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, exhorte, lors d’une interview accordée à Bloomberg, les monarchies du Golfe à entamer «un dialogue franc et direct» avec l’Iran.

Selon lui, Doha peut jouer un rôle de médiateur dans ces pourparlers, suite à la réconciliation des six membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

«Le gouvernement du Qatar espère que cela se produira et nous pensons toujours que cela devrait se produire», déclare le diplomate, soulignant que «ceci était également un avis partagé par d’autres pays du CCG».

Le contexte de l’investiture de Joe Biden

L’investiture mercredi 20 janvier de Joe Biden laisse planer un espoir de relance des négociations sur le programme nucléaire iranien et un probable retour des Américains à l’accord signé en 2015. Ce qui pourrait alléger les contraintes sur l’Iran pour qu’il puisse accepter de s’asseoir à nouveau à la table des négociations.

Ainsi, s’exprimant sur la question de la reprise des contacts directs entre Washington et Téhéran, le ministre affirme que «le Qatar est prêt à jouer un rôle de médiateur dans ces pourparlers si les parties prenantes le demandent». «A contrario, il soutiendra celui qui sera choisi pour le faire».

«Nous voulons un accomplissement, nous voulons voir l’accord se concrétiser», souligne-t-il, martelant qu’«où que ce soit et quelle que soit la partie qui mène cette négociation, nous les soutiendrons».

Le 5 janvier, lors d’un sommet du CCG, l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït et Oman ont signé un accord de normalisation de leurs relations, mettant ainsi fin à la crise du Golfe qui a duré près de quatre ans. En dépit de cette réconciliation, le Qatar continue de nier son soutien au terrorisme islamiste et entretient des relations avec l’Iran.

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Tags:
programme nucléaire iranien, États-Unis, réconciliation, pourparlers, Iran, Pays du Golfe, Qatar
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