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Fadi al-Hamdei, ministre palestinien des Affaires de Jérusalem, a évoqué au micro de Sputnik comment l’administration se prépare à la tenue des législatives, puis de la présidentielle, dans cette ville historique. Le fameux «accord du siècle» a également été abordé.

Alors que la Palestine s’apprête à tenir les premières élections depuis plus de 15 ans, l’État hébreu s’oppose à leur organisation dans Jérusalem-Est, ce qui pousse des politiciens palestiniens à s’interroger sur la pertinence de la tenue de scrutins.

Commentant la situation au micro de Sputnik, le ministre palestinien des Affaires de Jérusalem a expliqué que l’attitude de l’administration palestinienne sur la question était très persistante.

«Cela confirme notre conviction que Jérusalem est la capitale de la Palestine et son vrai cœur. Dans ce cas concret, il s’agit plutôt du respect des droits des Palestiniens qui sont garantis conformément au droit international. Israël devra les respecter au moins sous la pression internationale», explique l’homme politique.

Et d’ajouter que la Palestine n’était pas prête à céder ses positions à Jérusalem. «Israël n’aura qu’à céder et respecter les normes internationales appropriées».

À la question de savoir pourquoi auparavant la question du vote dans cette partie de la ville ne posait pas de question, l’interlocuteur de l’agence mentionne le fait que la majeure partie de l’élite politique israélienne a des convictions d’extrême droite.

«Il est extrêmement difficile de tomber d’accord avec eux. Qui plus est, après les offres si généreuses de la part de l’ex-Président américain Donald Trump qu’est la reconnaissance de Jérusalem en tant que capitale israélienne, ils croient qu’ils ont tous les droits de ne pas discuter avec nous des destins de Palestiniens dans la ville.»

Prié d’imaginer le scénario selon lequel les autorités israéliennes restent intransigeantes sur la question, il répond:

«Je répète, Jérusalem est le vrai cœur de la terre palestinienne et du peuple palestinien. Nous ne voyons pas d’option de laisser Jérusalem sans élections. Sinon, elles seraient incomplètes.»

L’«accord du siècle» est bien mort?

Abordant la question de l’«accord du siècle», ce plan de paix américain censé résoudre le conflit entre Israël et la Palestine présenté par Donald Trump en janvier 2020, le ministre palestinien l’a qualifié de mort-né. «On n’aurait pas pu initier de tels projets sans demander l’avis de la partie palestinienne. Bien qu’Israël tente toujours de réaliser certains de ces principes, c’est en vain».

«La politique occupationniste de l’isolement que les autorités israéliennes mènent à Jérusalem n’ajoute pas de légitimité ni à l’"accord", ni à ce bénéficiaire. Nous continuerons à insister sur le respect des normes portées par les conventions de l’Onu.»

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élections, Jérusalem, Palestine
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