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Les États-Unis adoptent des sanctions contre Nord Stream 2 (143)
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Invité de Bourdin Direct sur BFM TV vendredi 2 avril, le secrétaire d’État aux Affaires européennes a fait part des réticences de la France sur le Nord Stream 2. En cause, la dépendance gazière croissante vis-à-vis de la Russie. Il a tout de même affirmé que la position de l’Europe ne devait pas être déterminée par les États-Unis.

Clément Beaune, le secrétaire d'État chargé des Affaires européennes, a évoqué ce vendredi 2 avril dans Bourdin Direct sur BFM TV et RMC la position de la France sur le gazoduc Nord Stream 2 qui «est déjà très largement entamé» et dont «quelques centaines de mètres restent à réaliser pour qu’il soit en service».

«Le Président de la République a dit il y a un an: il y a des réticences sur ce projet parce qu’il crée des dépendances vis-à-vis de la Russie», a signalé M.Beaune.

Il a ajouté que le projet inquiète en plus l’Ukraine parce que son but est de la contourner en partie.

Il a également évoqué «une discussion avec les Allemands là-dessus parce qu’on n’a pas la même position de départ».

«On discute pour ne pas se diviser»

«En tout cas ce n’est pas aux États-Unis de déterminer ce qu’on pense en Europe. On essaie de trouver une position commune franco-allemande sur ce sujet […] On en discute encore pour ne pas se diviser», a poursuivi Clément Beaune.

La question, selon lui, consiste à dialoguer avec Berlin, Kiev et Moscou «pour ne pas accroître notre dépendance gazière à la Russie et ne pas sacrifier les intérêts de l’Ukraine».

Un projet terminé à 95%

L’opérateur du projet, Nord Stream 2 AG, a annoncé jeudi 1er avril qu’au 31 mars 2.339 kilomètres de tubes sur 2.460 avaient été posés, ce qui constitue 95% de la longueur totale du gazoduc.

Activité accrue de navires de guerre dans la zone

Le même jour il a fait état de l’activité accrue de la part d’avions et de navires étrangers dans la zone de construction.

«Depuis la reprise de la construction du tronçon maritime du gazoduc en janvier 2021, nous observons dans la zone de pose une augmentation de l’activité de navires de guerre, d’avions et d’hélicoptères militaires», a indiqué le groupe en ajoutant que les actions des navires civils de pays étrangers y évoluant «revêtent elles aussi souvent un caractère provocateur».

Nord Stream 2 AG a détaillé que le 28 mars un sous-marin avait fait surface à une distance de moins d’un mille nautique du navire de pose de conduites Fortuna, ce qui était susceptible de «provoquer une panne» du gazoduc.

«Il s’agit de provocations planifiées et préparées, impliquant aussi bien des navires de pêche que des bâtiments de guerre, dont un sous-marin, et des avions dans le but d’empêcher la mise en œuvre du projet économique», avance le groupe.

Les travaux se heurtent à une forte opposition des États-Unis, intéressés par les ventes à l’Europe de leur gaz liquéfié, ainsi que de la Pologne, de la Lituanie, de la Lettonie et de l’Ukraine.

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Clément Beaune, Nord Stream 2, France
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