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Après la découverte de tags antimusulmans et anti-EELV à Rennes, Marlène Schiappa s’est rendue à la Grande mosquée de Paris pour exprimer son soutien aux musulmans. Sa déclaration survient quelques jours après qu'elle a attaqué la municipalité EELV de Strasbourg qui souhaite financer la construction d’une mosquée.

La ministre déléguée chargée de la Citoyenneté Marlène Schiappa a condamné ce lundi 12 avril les tags insultants découverts sur les murs du centre culturel islamique Avicenne à Rennes à la veille du ramadan, relate BFM TV.

«Je voudrais d’abord très fermement condamner ces tags qui sont absolument ignobles et qui sont une insulte et une menace non pas seulement pour les musulmans, mais aussi pour toute la République. Parce qu’en République, on respecte la laïcité, et la laïcité c’est aussi la liberté de culte et la liberté de conscience», a indiqué Mme Schiappa lors de sa visite à la Grande mosquée de Paris.

​Elle a déclaré soutenir «l’ensemble des musulmans et l’ensemble des personnes qui ont été visées, blessées par ces tags très violents et très virulents», au lendemain d’une déclaration faite par le ministre de l’Intérieur Darmanin qui avait promis la «protection» des lieux de culte musulmans.

«C’est également ce message de soutien que je suis venue apporter auprès du recteur de la Grande mosquée de Paris et de l’ensemble des personnes de la Grande mosquée», a assuré la ministre déléguée.

​Parmi les tags retrouvés sur la mosquée Avicennes, il y avait des inscriptions «Non à l’islamisation», «Mahomet prophète pédophile», mais aussi «EELV = traîtres», faisant référence au parti Europe Écologie les Verts.

Polémique sur une mosquée en Alsace

La déclaration de Mme Schiappa intervient quelques jours après ses critiques répétées à l’encontre de la mairie écologiste de Strasbourg pour son intention de subventionner la construction de la mosquée Eyyub Sultan dans sa ville. Financement permis par les lois concordataires en Alsace, cette subvention est destinée à aider la Confédération islamique Millî Görüş (CIMG), une association turque accusée de promouvoir l'islam radical, à financer son projet de lieu de culte.

«Le maire de Strasbourg doit renoncer à ce financement», avait alors lancé Mme Schiappa, accusant la mairie EELV d'être «sur une pente très glissante vis-à-vis de l’islamisme radical» et affirmant que le parti Europe Écologie-les Verts «pactise avec les tenants d’un islam politique et radical». Mme Schiappa avait déjà accusé la maire Jeanne Barseghian et son parti EELV de complicité avec l’islam politique les 23 et 24 mars. 

Gérald Darmanin, quant à lui avait jugé que «cette collectivité n’aurait pas dû financer une ingérence étrangère sur notre sol».

Le 27 mars, le secrétaire national d’EELV Julien Bayou a demandé «des excuses» à Gérald Darmanin et Marlène Schiappa après des propos associant son parti à l'islamisme et annoncé la décision du parti de porter plainte pour diffamation.

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Tags:
ramadan, islam, France, Rennes, mosquée, Marlène Schiappa
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