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    Le Kosovo

    Le Kosovo, premier «exportateur» de terroristes européens au Moyen-Orient

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    Izvestia
    Traduction de la presse russe (juillet 2017) (61)
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    Le Kosovo est le pays européen d'où, proportionnellement à la population du pays, proviennent le plus de volontaires partis combattre au Moyen-Orient.

    Selon l'Onu, l'influence des organisations extrémistes s'est nettement accrue dans la république autoproclamée ces vingt dernières années. Les sondages montrent également que 22% des Albanais du Kosovo justifient d'une manière ou d'une autre les agissements des terroristes kamikazes. Les observateurs soulignent que l'aspiration de Bruxelles à octroyer un régime sans visa à la république autoproclamée risque d'augmenter la menace d'attentats terroristes en UE.

    Le service de presse de la Mission de l'Onu au Kosovo a confirmé que la radicalisation de la société restait un problème majeur pour le Kosovo. Et le Programme des Nations unies pour le développement a annoncé qu'une lutte active contre l'extrémisme était en cours actuellement.

    «Il est avant tout question de créer des emplois et de lutter contre la pauvreté car c'est l'un des principaux facteurs d'extrémisme. De plus, nous cherchons à évaluer la vulnérabilité de la société et à prévenir les organismes compétents que des individus concrets peuvent être recrutés par les terroristes au Kosovo», explique le service de presse du Programme des Nations unies pour le développement.

    Selon les informations officielles de la police du Kosovo 316 Kosovars, dont 44 femmes, sont partis au Moyen-Orient depuis le début du conflit syrien — les experts précisent que les chiffres réels sont bien plus élevés. De plus, depuis vingt ans on assiste au renforcement permanent de l'influence des organisations extrémistes dans cette république autoproclamée de près de 1,8 million d'habitants.

    63% des habitants du Kosovo pensent qu'il existe au sein de leur société un grave problème de radicalisme. Les sondages présentés dans le rapport de l'Onu indiquent également que 22% des Albanais du Kosovo justifient d'une manière ou d'une autre les actes des terroristes kamikazes. La propagation d'idées radicales parmi les Albanais du Kosovo est due à la situation socioéconomique difficile dans la république autoproclamée. En dépit du progrès des dernières années, c'est l'un des pays les plus pauvres et les plus corrompus d'Europe avec un taux de chômage d'environ 27,5% (avant tout parmi les jeunes). Étant donné que près de 90% des habitants sont musulmans, les conditions économiques défavorables créent un terreau fertile pour recruter des citoyens.

    «L'Arabie saoudite et d'autres monarchies du Golfe investissent beaucoup d'argent dans la propagande religieuse au Kosovo tout comme, par exemple, en Bosnie-Herzégovine. La radicalisation se propage au niveau des ONG qui confessent un islam radical. Les jeunes, eux, cherchent un moyen de gagner de l'argent, résume Piotr Iskenderov, expert des Balkans à l'Institut d'études slaves. De cette manière l'Arabie saoudite cherche à étendre son influence. De plus, la formation d'un contingent de citoyens fanatiques est bénéfique pour Riyad qui peut les utiliser ensuite dans la lutte pour les sphères d'influence.»

    Le radicalisme au Kosovo est un facteur déstabilisant non seulement pour les Balkans, mais également pour toute l'Europe notamment compte tenu de l'aspiration de Bruxelles à instaurer un régime sans visa avec Pristina à court terme.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (juillet 2017) (61)

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    Tags:
    terrorisme, Proche-Orient, Kosovo
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