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    La région d'Afrine vue depuis la Turquie

    Les enjeux de l'opération «Rameau d'olivier», nouvelle campagne militaire turque en Syrie

    © REUTERS / Osman Orsal
    Lu dans la presse
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    Gazeta.ru
    Traduction de la presse russe (janvier 2018) (51)
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    L'armée turque et les unités pro-turques poursuivent leur opération contre les Unités de protection du peuple (YPG) kurdes au nord-ouest de la Syrie dans le canton d'Afrin.

    L'opération «Rameau d'olivier», menée par la Turquie dans les environs de la ville d'Afrin au nord-ouest de la Syrie, semble bien partie pour durer. Bien que des sources turques rapportent des tirs d'artillerie et des attaques aériennes réussis contre les sites d'infrastructure des troupes des YPG, aucune information n'a encore été rapportée concernant la prise de localités importantes, écrit lundi le site d'information Gazeta.ru. Les médias kurdes rapportent le franchissement de la frontière du canton par des groupes pro-turcs, la mort de civils dans les bombardements et la destruction de blindés de l'armée turque.

    L'objectif principal de l'opération est d'anéantir les groupes kurdes armés considérés par Ankara comme la branche militaire du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) interdit dans le pays.

    A en juger par les informations rapportées de la zone du conflit, il s'agit d'une offensive militaire à part entière et de grande envergure à l'avant-garde de laquelle se trouvent les groupes rebelles qui avaient agi au profit de la Turquie pendant la guerre civile, appuyés par l'armée régulière. Les chasseurs F-16 effectuent des raids aériens, les canons automoteurs T-155 et les lance-roquettes multiples T-122 bombardent la zone. Les chars américains M60 et probablement les tout nouveaux chars allemands Leopard 2A4 participent également aux opérations.

    Pour atteindre son but, Ankara devait obtenir l'accord de Damas ou du moins de son principal allié: la Russie. Depuis le début de l'opération, les médias turcs soulignent ainsi que les agissements de l'armée turque sont indirectement soutenus par Moscou.

    Le journaliste du quotidien Hurriyet Murat Yetkin a fait remarquer que l'armée de l'air et la défense antiaérienne de la Syrie n'avait rien entrepris contre les chasseurs turcs ayant enfreint l'espace aérien de ce pays souverain. A la fin de son article, Murat Yetkin formule très directement et clairement la position d'Ankara: «L'inattention flagrante des USA vis-à-vis des craintes turques en matière de sécurité a poussé Ankara à chercher le soutien de la Russie dans ses actions contre ce qu'il considère comme une menace grave».

    La Russie et le président syrien Bachar al-Assad comptent également tirer un certain profit de la situation. Plusieurs observateurs indiquent notamment que la Turquie a lancé son opération seulement après le succès de l'armée syrienne dans l'offensive à Idleb et à Alep. De plus, ils pourraient également compter non seulement sur l'évincement des USA du nord de la Syrie mais également sur un épuisement réciproque des forces turques et kurdes.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (janvier 2018) (51)

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    Tags:
    Rameau d'olivier, Unités de protection populaire kurdes (YPG), Bachar el-Assad, Turquie, Syrie
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