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    BRICS. Photo d'archive

    Les Brics préparent leur sommet-anniversaire

    © Sputnik . Alexei Druzhinin
    Lu dans la presse
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    Kommersant
    Traduction de la presse russe (juillet 2018) (69)
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    A Durban, en Afrique du Sud, Nikolaï Patrouchev, secrétaire du Conseil de sécurité russe, a préparé avec ses collègues des Brics l'agenda du 10e sommet de cette association dont les membres se considèrent comme des «acteurs-clés du passage de l'unipolarité américanocentrique à l'ordre mondial postoccidental».

    Un nouveau sommet des Brics, qui doit se dérouler avec la participation dу Vladimir Poutine, se tiendra du 25 au 27 juillet en Afrique du Sud. Chaque pays a l'intention d'y défendre ses objectifs, écrit lundi 2 juillet le quotidien Kommersant.

    S'il y a bien une chose qui réunit les cinq membres des Brics, c'est leur approche de la question de savoir qui est responsable de tous les problèmes mondiaux ou, en tout cas, d'une grande partie d'entre eux. Pendant la réunion d'hier, Nikolaï Patrouchev a qualifié les Brics de «facteur stabilisateur primordial dans les affaires mondiales».

    Durant tout son discours, le secrétaire du Conseil de sécurité russe faisait indirectement allusion aux USA. Il a défendu l'«importance de créer un front commun pour faire face à l'aspiration de certains pays à préserver leur hégémonie dans les affaires mondiales au détriment d'autres États», et a parlé de la «hausse de l'importance du facteur de force et de l'érosion du système du droit international», de la «négligence (de certains pays) envers les structures multilatérales, y compris l'Onu», des «tentatives d'usage du deux poids deux mesures» et des «mesures unilatérales transgressant les documents juridiques fondamentaux».

    Parmi les tâches définies à Durban par la délégation russe, on peut citer la nécessité de «donner un contenu concret aux activités» du Groupe de travail antiterroriste, la mise au point du projet de stratégie antiterroriste des Brics, ou encore la préparation d'un accord sur une aide juridique réciproque dans les affaires pénales.

    «La Russie cherche à empêcher la dégradation des relations internationales. En tant que puissance nucléaire et membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, elle a conscience de sa responsabilité dans le maintien de la stabilité mondiale», a assuré Nikolaï Patrouchev, comptant sur le soutien des efforts russes par d'autres pays des Brics.

    Aucun signe n'a suggéré que Moscou ne pourrait pas recevoir ce soutien. Yang Jiechi, membre du politburo du Comité central du Parti communiste chinois et chef de la délégation chinoise, a appelé à «parler d'une seule voix». Ajit Doval, conseiller du premier ministre indien à la sécurité nationale Ajit Doval a appelé à renforcer la coopération pratique, et notamment à créer un forum sur la sécurité nationale et le renforcement de la lutte contre le «financement du terrorisme par certains pays». La ministre à la Sécurité nationale de l'Afrique du Sud Dipuo Letsatsi-Duba, qui accueillait les hôtes, a répété que la multipolarité était «assiégée», et que le partenariat dans le cadre des Brics contribuait au mouvement vers un «ordre mondial plus sûr et plus juste».

    Le secrétaire général de l'Onu, les dirigeants de l'Argentine, de l'Indonésie, de l'Égypte, de la Jamaïque et de la Turquie, participeront également au sommet de Johannesburg aux côtés des dirigeants des Brics.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (juillet 2018) (69)

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    Tags:
    sommet, BRICS, Nikolaï Patrouchev, Vladimir Poutine
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