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Traduction de la presse russe (juillet 2019) (45)
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La Corée du Nord a lancé deux missiles supposément de courte portée, ce jeudi, selon le comité unifié d'état-major interarmées de la Corée du Sud.

Il est rapporté que les missiles nord-coréens ont atteint une altitude maximale de 50 km avant de s'écraser dans la mer du Japon, écrit le site d'information Gazeta.ru. Le comité affirme que le premier missile aurait parcouru 430 km, et le second une distance légèrement supérieure, mais qu'il n'y a pas d'informations exactes.

La Corée du Sud a appelé Pyongyang à renoncer aux actions contribuant à la hausse de la tension sur la péninsule de Corée, indique l'agence de presse Yonhap se référant à la porte-parole du Ministre sud-coréen de la Défense, Choi Hyun-soo.

Toutefois, cette dernière a assuré qu'actuellement Séoul n'avait pas l'intention de prendre des mesures militaires pour réagir aux lancements de Pyongyang.

Se référant à l'administration du président sud-coréen, Moon Jae-in, Yonhap écrit que la situation autour des nouveaux lancements nord-coréens sera évoquée par le Conseil de sécurité nationale du pays qui se réunira jeudi. Le comité des chefs d'état-major a noté que les militaires «[surveillaient] la situation» et «[restaient] en état opérationnel».

Un représentant du comité a expliqué à Yonhap que le tir de missiles pourrait être lié aux exercices qui se déroulent actuellement en Corée du Nord. Il existe également une autre circonstance: la Corée du Sud et les États-Unis ont refusé d'annuler leurs exercices conjoints en août, que la Corée du Nord considère comme une menace pour sa sécurité.

Les militaires sud-coréens estiment que ces missiles ont été lancés par un vecteur mobile. Toutefois, Séoul pointe la nécessité de procéder à une analyse plus approfondie des faits. En particulier, il convient de déterminer si les missiles lancés étaient balistiques ou étaient des munitions réactives comme celles testées par la Corée du Nord en mai.

Les autorités sud-coréennes ont décidé d'organiser des consultations à ce sujet avec la Russie et la Chine.

«Nous entretiendrons un lien permanent avec les USA et le Japon. Nous attendons également des contacts avec la Chine et la Russie», a déclaré le ministère des Affaires étrangères de la Corée du Sud.

Le Japon a également donné son avis sur la situation. L'agence de presse Kyodo a noté que les missiles nord-coréens n'avaient pas atteint la zone économique exclusive du Japon, c'est pourquoi le premier ministre japonais Shinzo Abe n'y avait pas perçu de menace pour la sécurité nationale.

Comme l'a précisé le ministre japonais de la Défense Takeshi Iwaya sur la chaîne NHK, si les missiles lancés étaient balistiques alors la Corée du Nord aurait enfreint une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies.

Takeshi Iwaya a souligné que le Japon coopérait à ce sujet avec les États-Unis et la Corée du Sud. A l'heure actuelle, les parties recueillent et analysent les informations.

Des essais précédents

Le dernier lancement en date de missiles par la Corée du Nord a été rapporté le 9 mai. Pyongyang avait tiré des munitions non identifiées depuis un site balistique, selon l'agence Yonhap.

D'après celle-ci, à 16h30 heure locale les militaires nord-coréens avaient lancé au moins un engin balistique. Une source de l'agence Reuters affirmait que l'obus avait parcouru environ 420 km.

Le lancement avait eu lieu dans la région de Sino-ri, où se trouve une base militaire avec des missiles balistiques de courte et de moyenne portée Scud et Nodong.

Quelques autres lancements de missiles de courte portée avaient été effectués par la Corée du Nord dans la matinée du 4 mai, indiquait l'agence Yonhap se référant au communiqué du comité d'état-major. Cette opération a été menée entre 9h06 et 9h27 heure locale, dans la ville de Wonsan sur la côte Est en direction de la mer du Japon. Comme l'ont indiqué les militaires sud-coréens, les missiles ont parcouru entre 70 et 200 km.

Le conseiller du Président américain à la sécurité nationale John Bolton a «informé en détail» Donald Trump du lancement, avait déclaré à NBC News un haut représentant de l'administration.

Plus tard, l'agence centrale de presse nord-coréenne KCNA avait confirmé les lancements de missiles depuis la côte Est du pays. Elle avait précisé qu'il s'agissait de tirs d'entraînement ayant pour objectif de tester «le caractère opérationnel des vecteurs de gros calibre de longue portée et de l'armement tactique guidé».

Le communiqué de l'agence KCNA a souligné également que les exercices étaient supervisés directement pas le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Ce dernier a exprimé une «grande satisfaction» par rapport à ces activités. Il a appelé les forces nord-coréennes à rester en «état opérationnel actif» et à accroître leur opérationnalité pour «défendre la souveraineté politique et l'autonomie économique du pays», indique le communiqué de l'agence.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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Pyongyang, Kim Jong-un, Corée du Sud, missile, Corée du Nord
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