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Disparition du Boeing malaisien lors du vol MH370 (65)
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Le Boeing malaisien disparu au-dessus de la mer de Chine méridionale a fait fleurir de nombreuses théories visant à expliquer pourquoi tous les systèmes radars avaient perdu sa trace. Un nouveau système constitué d'une dizaine de petits satellites aidera, peut-être, à résoudre le problème des avions disparus.

Presque un an après la catastrophe, une équipe de chercheurs a proposé un mécanisme qui permettrait de suivre en temps réel tous les avions civils par satellite. La première proposition avait été lancée par des Américains du Conseil national de la sécurité des transports (NTSB) — une agence indépendante qui s'occupe des enquêtes sur différents accidents de transport. Un financement supplémentaire leur avait finalement été refusé sous prétexte de "l'imperfection des technologies modernes".

L'initiative a été reprise par les représentants de l'Agence spatiale européenne (ESA), dont les collaborateurs ont récemment posé la sonde Philae sur la comète Tchourioumov-Guérassimenko.

Le principal inconvénient des radars au sol, aujourd'hui largement utilisés, réside dans le fait qu'au moment où l'avion survole un océan ou des territoires situés à une grande distance de ces radars, le signal disparaît jusqu'à ce que l'avion revienne dans la zone de couverture d'un de ces appareils. Aujourd'hui, il est déjà possible d'installer sur les avions des émetteurs qui pourraient transmettre chaque minute des signaux aux satellites. Un certain nombre d'entreprises privées ont déjà testé ce créneau.

Les USA promettent d'équiper d'ici 2025 tous leurs avions de systèmes NextGen (Next Generation Air Transportation System) qui permettraient non seulement de surveiller les aéronefs à partir d'un satellite, mais aussi d'optimiser leur trajectoire de vol en fonction des circonstances.

L'ESA est allée plus loin: ses chercheurs ont utilisé le satellite Proba-V, lancé pour surveiller la croissance de la couverture végétale de la Terre, pour surveiller les avions. Au total, depuis le lancement du satellite il y a deux ans, on a réussi à capter près de 25 millions de signaux sur l'emplacement de 15.000 avions. La taille du satellite ne dépasse pas 1 mètre cube, ce qui permettrait d'en construire plusieurs pour constituer un véritable système de suivi des avions.

"Nous pouvons travailler 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 avec des interruptions occasionnelles pour la maintenance technique et la mise à jour du satellite", a raconté Toni Delovski, représentant du Centre aérospatial allemand (DLR). Selon lui, l'expérience de l'ESA a démontré que les satellites qui n'étaient pas initialement conçus pour une tâche comme le suivi des avions étaient parfaitement capables de remplir cette fonction. La création d'un groupe de satellites pour le suivi des avions sera donc d'actualité dans les années à venir.

La nécessité de créer un tel groupe est également confirmée par le fait qu'un satellite, à un instant T, peut couvrir une superficie de 1.500 sur 750 km. L'équipement utilisé par l'ESA est déjà utilisé aux Etats-Unis depuis longtemps et l'Agence spatiale européenne réfléchit à la manière dont on pourrait le certifier en Europe. Si l'équipement était considéré comme conforme à toutes les normes internationales, on pourrait l'installer sur tous les aéronefs et créer un système global de surveillance.

Contenu réalisé à partir d'informations émanant de sources ouvertes

Dossier:
Disparition du Boeing malaisien lors du vol MH370 (65)

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Tags:
avions, satellite, Proba-V, NextGen, Centre allemand pour l'aéronautique et l'astronautique (DLR), ESA
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