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Un groupe de physiciens de l'Université nationale de recherche nucléaire (National Research Nuclear University «MEPhI») ont avancé un modèle d'évolution des sous-espaces (subspaces) sous l'effet de hautes et basses énergies.

D'après les chercheurs, cela permettra de déterminer comment notre Univers s'est formé, et à terme de trouver des solutions pour la survie de l'humanité au vu de son refroidissement progressif. Les résultats de l'étude ont été publiés dans la revue European Physical Journal С.

Selon les experts, la base la plus répandue pour les recherches théoriques dans le domaine de la physique à l'heure actuelle est l'idée selon laquelle il existe des sous-espaces en plus des trois dimensions connues et de l'espace-temps. On suppose que la dimension des sous-espaces est si réduite que les appareils contemporains sont incapable de les détecter.

Les chercheurs de l'université MEPhI et leurs collègues de l'Université fédérale de Kazan ont tenté de comprendre pourquoi notre Univers avait atteint une taille gigantesque alors que les sous-espaces étaient restés microscopiques. Ils ont pris pour base la théorie du Big Bang, événement après lequel notre monde est apparu et depuis lequel l'Univers s'étend.

«Nous avons découvert que tout dépendait de la forme initiale de l'espace principal et du sous-espace. Analogie: si au sommet d'une montagne vous laissez deux billes rouler vers la vallée, même si au départ elles sont proches l'une de l'autre, au final elles pourraient se retrouver des côtés différents d'un col», a expliqué Sergueï Roubine, professeur de la chaire de physique des particules élémentaires de l'université MEPhI.

Selon ce dernier, les chercheurs devront désormais analyser le rôle des sous-espaces dans les phénomènes physiques observés et dans l'univers primordial, ainsi que voir si la taille et la forme des sous-espaces sont les mêmes dans différentes régions de l'espace.

Les scientifiques ont noté que la liste des paramètres physiques observés était relativement longue: la masse des particules, leur charge, le nombre de types de particules et ainsi de suite. Par conséquent, le sous-espace qui les décrit doit posséder une forme très complexe.

Le rétablissement successif de cette forme constitue une tâche extrêmement difficile qui nécessitera plusieurs dizaines d'années.

Les chercheurs ont souligné que comme toutes les recherches fondamentales, ce travail était une tentative d'obtenir de nouvelles connaissances qui seront utilisées à terme pour préserver la civilisation dans l'Univers qui se refroidit progressivement depuis le Big Bang.

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Tags:
Big Bang, énergie, Université nationale de recherche nucléaire (MEPhI)
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