Sci-tech
URL courte
0 01
S'abonner

Après s’être propagée dans la mer Baltique, une espèce de cténophores a été contrainte de s’adapter au manque de nourriture pendant l’hiver, indiquent des scientifiques dans une étude publiée dans Communications biology. Le cténaire se nourrit de ses œufs pour survivre pendant 80 jours.

Une équipe internationale de chercheurs a découvert un animal marin qui, pour survivre à des conditions extrêmes, se nourrissait de sa progéniture, indique une étude publiée dans Communications biology.

Surmonter l’hiver

L’espèce gélatineuse de cténophores appelée Mnemiopsis leidyi vient de la côte atlantique des États-Unis. Mais depuis 40 ans, elle est de plus en plus présente dans des eaux plus froides.

Elle se nourrit principalement de zooplancton, absent dans les eaux glaciales de la mer Baltique en période hivernale. L’organisme hermaphrodite a réussi à s’adapter en mangeant ses larves, rapportent les scientifiques de l'Université du Danemark du Sud et de l’institut allemand Max Planck.

«Nous avons associé une étude des dynamiques de population de ces espèces avec des essais de nourrissage en laboratoire et l’utilisation de traceurs géochimiques pour démontrer pour la première fois que ces cténaires mangent bien leur progéniture», explique Jamileh Javidpour, chercheur de l’université danoise et principal auteur de l’étude.

Trois mois sans nourriture

Capable de produire 10.000 œufs par jour, le cténaire pond au début de l’hiver. Grâce à cet investissement, il arrive à ravitailler ses réserves énergétiques pour passer 80 jours à la température de trois degrés Celsius.

Au-delà de cette pratique cannibale, le Mnemiopsis leidyi se nourrit des larves d’autres organismes marins, dont celles de certains poissons, de copépodes, de gastéropodes et de bivalves. Il mesure une dizaine de centimètres et peut ingurgiter jusqu’à 10 fois son poids en nourriture.

Lire aussi:

Cette question sur Napoléon fait éclater de rire Élisabeth Moreno – vidéo
Washington en train de préparer des cyberattaques contre la Russie, selon le New York Times
La lettre d’un violeur publiée par Libé en Une pour la Journée des droits des femmes suscite de vives réactions
«On a essayé de me punir», dit l'un des deux professeurs accusés d'islamophobie à Science Po Grenoble
Tags:
chercheurs, nourriture, mer Baltique, cannibalisme
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook