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Une mutation du variant britannique du coronavirus a été détectée par les chercheurs en Angleterre. Elle permettrait de diminuer la reconnaissance du virus par les anticorps.

Le variant du Covid-19 détecté au Royaume-Uni a développé une nouvelle mutation qui le rend similaire aux variants sud-africain et brésilien, indique le 1er février l’agence de santé Public Health England (PHE).

Selon la publication, 11 cas de ce nouveau variant présentant la mutation E484K ont été signalés, principalement dans le sud-ouest du Royaume-Uni.

«La mutation E484K de la protéine spike, trouvée dans les variants VOC 202012 /02 B1.351 [Afrique du Sud, ndlr] et VOC 202101 /02 P1 [Brésil, ndlr], a été détectée dans les séquences de 11 virus de la lignée B1.1.7. Les informations préliminaires suggèrent plusieurs apparitions indépendantes», a indiqué l’agence de santé.

Cette mutation diminuerait l’efficacité des anticorps, précise le rapport.

Elle pourrait ainsi contourner, en partie, le système immunitaire, selon une étude des chercheurs de l’Africa Health Research Institute.

Jonathan Stoye, virologue de l’Institut Francis Crick cité par Science Media Centre, affirme que cette mutation «provoque une certaine perte de sensibilité aux réponses immunitaires qui protègent contre l’infection virale».

https://www.sciencemediacentre.org/expert-reaction-to-document-from-phe-about-the-b-1-1-7-variant-including-reference-to-detection-of-the-e484k-mutation-in-some-b-1-1-7-genomes/

«La mutation E484K a maintenant été identifiée dans une petite fraction des virus porteurs de différences de séquences définissant le variant britannique. Cela suggère que le variant britannique développe maintenant indépendamment le changement E484K», a-t-il précisé.

Julian Tang, virologue à l'Université de Leicester, l’a décrit comme «un développement inquiétant, mais pas tout à fait inattendu».

La nécessité de la recherche des mutations

Le généticien Philippe Froguel estime que la France doit dès à présent abandonner les séquençages pour retrouver le variant anglais et plutôt se mettre d'urgence sur la trace de ces nouvelles mutations.

«Le variant anglais sera partout dans trois semaines ou un mois. Donc ça ne sert à rien de le chercher, puisqu’on aura toujours un retard. En France, on fait toujours quelques centaines de séquences par jour alors qu’il faut trois semaines pour avoir le résultat. Ce qu’il faut, c’est chercher les nouveaux», a-t-il expliqué sur RMC.

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anticorps, étude, chercheurs, mutation, Covid-19, Angleterre, Royaume-Uni
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