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Un récent exercice de simulation de la NASA a montré que si l’humanité apprenait qu’un astéroïde allait s’écraser sur Terre d’ici six mois, il serait déjà trop tard pour envoyer une mission détruire l’astre en approche.

Alors que la NASA s’apprête à lancer en juillet un engin pour essayer de modifier l’orbite d’un astéroïde non dangereux à l’aide d’une frappe , un groupe d'experts des agences spatiales américaine et européenne ont participé fin avril à un exercice d'une semaine durant lequel ils se sont penchés sur un scénario hypothétique de collision d’un gros astéroïde avec la Terre et ont évalué quelles mesures seraient possibles pour éviter une catastrophe.

Les experts ont notamment déterminé qu’aucune des technologies existantes ne pouvait empêcher l'astéroïde de frapper la Terre si le corps céleste était découvert six mois avant la collision. Lors du premier jour de l’exercice, ils ont suivi un scénario dans lequel l'astéroïde fictif baptisé 2021PDC a été repéré le 19 avril à une distance de 35 millions de kilomètres de la Terre. Pour ce cas, les scientifiques ont pu calculer qu'il avait 5% de chances de toucher notre planète le 20 octobre.

Peu d’espoir pour la Terre

Le deuxième jour de l'exercice, ils ont conclu que vers le 2 mai il serait possible d’affirmer, grâce à des calculs supplémentaires, que l’astéroïde touchera presque certainement l'Europe ou l'Afrique du Nord. Les participants ont alors envisagé diverses missions dans lesquelles des engins spatiaux pourraient essayer de détruire l'astéroïde ou de le détourner de sa trajectoire. Ils ont toutefois conclu que l’humanité ne serait pas capable d’envoyer une telle mission avant la collision.

«Si nous étions confrontés au scénario hypothétique du PDC 2021 dans la vie réelle, nous ne serions pas en mesure de lancer un vaisseau spatial dans un délai aussi court avec les capacités actuelles», indique un rapport publié sur le site de la NASA.

Les scientifiques ont également envisagé d'essayer de faire exploser ou de perturber l'astéroïde à l'aide d'un engin explosif nucléaire ce qui pourrait «réduire considérablement le risque de dommages par impact». Néanmoins, la simulation stipulait que 2021PDC pouvait avoir une taille comprise entre 35 et 800 mètres et que la probabilité qu'une arme nucléaire puisse détruire l’astéroïde n’était pas grande.

Au cours du troisième jour, les experts ont imaginé des événements au 30 juin alors que l'avenir de la Terre semble sombre: la trajectoire d'impact du PDC 2021 montre qu'il se dirige vers l'Europe de l'Est. Finalement, au quatrième jour, ils ont conclu qu’une semaine avant l'impact de l'astéroïde, il serait connu avec une probabilité de 99% que l'astéroïde frappera près des frontières de l'Allemagne, de la République tchèque et de l'Autriche. Pire encore, l'explosion dégagerait autant d'énergie qu'une grosse bombe nucléaire.

La prochaine mission anti-astéroïde

Le 22 juillet 2021, la NASA prévoit de lancer la mission DART (Double Asteroid Redirection Test) destinée à étudier l’utilisation d’une frappe cinétique sur un astéroïde. Cette mission de démonstration se dirigera vers le minuscule système d'astéroïdes binaires appelé Didymos (ou 65803) qui ne présente aucune menace pour la Terre. La mission atteindra son objectif le 22 septembre, lorsque l'astéroïde binaire se trouvera à moins de 11 millions de kilomètres de la Terre.

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Tags:
Didymos (astéroïde), astéroïde, NASA
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