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Le lauréat du prix Nobel d'économie 2015 Angus Deaton a présenté sa nouvelle recherche dans laquelle il expose les symptômes et les causes de la mortalité accrue parmi les Américains à peau blanche.

Angus Deaton et son épouse Anne Case ont établi des liens de causalité entre la mortalité des Américains blancs, qui depuis 1998 accroît chaque année de 0,5 %, et leur mode de vie. Les chercheurs ont basé leur étude sur les données du Ministère de la santé, sur des certificats de décès ainsi qu'en tenant compte des données démographiques et des sondages menés auprès des patients des hôpitaux et des cliniques.

 

Les Américains blancs n'ayant pas obtenu de formation supérieure sont les plus touchés par la mortalité: ils meurent dorénavant quatre fois de plus à cause de l'alcool et de la drogue. Le taux de suicides a également augmenté de 81% par rapport à l'an 1998. Les morts causées par la cirrhose ainsi que d'autres maladies du foie sont devenues 50% plus fréquentes qu'auparavant.

Parmi les causes ayant entraîné ce nombre de décès sans précédents, les chercheurs ont cité l'accessibilité des anesthésiques dans les pharmacies, qui s'est accentuée à partir des années 1990. Parallèlement à cela, une "épidémie de la douleur", commençait à prendre de l'ampleur à partir de 1997. Ainsi, en 2011-2013, un Américain sur trois s'adressait aux médecins afin de signaler une douleur chronique aux articulations, alors qu'un habitant sur sept se plaint d'ostéochondrose.

Des douleurs aiguës couplées à une consommation abusive d'alcool et de drogue constituent des facteurs de risques élevés de suicides, ont constaté Angus Deaton et Anne Case.

Reste pourtant à comprendre ce qui, de l'épidémie de douleurs ou de la dépendance à la drogue, est arrivé en premier. Il est cependant prouvé que l'usage à long terme d'analgésiques peut accentuer les symptômes de douleur. Et justement, l'abus des anesthésiques se révèle être le facteur ayant le plus influencé la croissance du niveau de mortalité.

La santé psychologique des Américains laisse également à désirer. Le nombre de personnes atteintes de maladies psychiques graves s'est accru de 3,9 à 4,8% à partir des années 1990 jusqu'à 2003. Presque un Américain sur 10 éprouve des difficultés liées à la communication sociale, l'un des facteurs majeurs de suicides.


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Tags:
décès, chercheurs, États-Unis
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