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Après qu’un passager a été refusé à l’embarquement dans un avion d’Aeroflot avec son chat dépassant le poids limite admis et qu’il a trouvé une «doublure» plus svelte pour remplacer son ami à quatre pattes, la compagnie aérienne russe l’a privé de ses miles aériens pour l’avoir trompée, déchaînant une tempête sur les réseaux sociaux.

Le propriétaire d’un félin domestique, Mikhaïl Galine, avait partagé des photos de son gros chat qui avait été refusé à l’embarquement à bord d’un avion d’Aeroflot sur le vol Moscou-Vladivostok. Il avait fait appel à un chat plus petit afin que le sien ne soit pas contraint de voyager dans la soute à bagages pendant huit heures. Une fois l’enregistrement effectué, les chats ont été échangés une nouvelle fois et Victor a voyagé confortablement avec son maître.

Aeroflot a pris l’histoire très au sérieux et a puni le passager en lui enlevant près de 370.000 miles aériens accumulés pendant 14 ans et en le rayant de son programme de fidélisation.

Après avoir relaté son histoire sur sa page Facebook, il a suscité la compassion des uns, mais s’est attiré les foudres d’autres, pas pour avoir violé les règles d’Aeroflot, mais surtout pour avoir fait part de cette astuce aux compagnies qui pourraient maintenant changer les règles de transport des animaux. Les réseaux sociaux ont rapidement réagi et de nombreux Russes se sont unis dans une campagne pour soutenir Victor et stigmatiser la compagnie.

Les réseaux sociaux

L’histoire a fait naître des mèmes se moquant de la compagnie aérienne, ainsi que des hashtags comme «Je/nous sommes gros chat» et «Bro n'est pas un bagage», cette dernière formule étant une citation de Mikhaïl Galine dans son post.

L’un des tweets reprend le logo d’Aeroflot.

Toutefois, il remplace la faucille et le marteau situés au milieu par le dessin d’un gros chat.

Sur un autre, un avion se transforme… en chien pour poursuivre le pauvre chat.

Dans un autre tweet, Victor est présenté avec l’enseigne Aeroflot et son programme de miles aériens Bonus.

Un autre internaute affirme que «deux kilos de plus, ce n’est pas un crime».

L’histoire a même trouvé écho dans les pages de médias étrangers, notamment le Daily Mail.

Dans une interview à Sputnik, Mikhaïl Galine a convenu qu’il avait violé les règles du transporteur et a déclaré qu’il n’était pas en colère contre Aeroflot, tout en expliquant qu’il ne pouvait pas faire autrement, le chat ayant des problèmes de santé.

Le Kremlin et le parlement

Les critiques ont pris une telle ampleur que l’histoire est même arrivée jusqu’au Kremlin.

Ainsi, le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov, a été questionné par un journaliste au sujet de la décision prise par Aeroflot.

«Je ne pense pas que le Kremlin doive et puisse commenter la situation concernant le chat et l’avion», a-t-il rétorqué.

La situation a par contre été examinée par Vladimir Bourmatov, président de la commission d’écologie et de protection de l’environnement à la Douma (chambre basse du parlement russe).

«J’estime que dans des cas semblables, le passager qui ne peut pas remettre l’animal dans la soute à bagages – en raison de l’état de santé de celui-ci ou d’un voyage trop long que l’animal risque de ne pas supporter – doit avoir la possibilité de payer l’excédent de poids et de l’emmener avec lui», a-t-il indiqué à Sputnik.

Le règlement

Victor était monté sans problèmes à bord d’un avion à Riga et devait faire une correspondance à Moscou. Mais dans la capitale russe, il s’est vu refuser l’embarquement après avoir été mesuré et pesé par une employée qui a déclaré que Victor faisait 10 kilos et qu’il ne pouvait par conséquent voyager que dans la soute à bagages, les animaux étant admis à bord uniquement s’ils pèsent huit kilos et moins, cage comprise.

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Tags:
réseaux sociaux, interdiction, avion, chats
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