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Dans une interview à Sputnik, Philippe Cousteau, océanographe et militant écologiste franco-américain, qualifie la pollution plastique dans l’océan d’«énorme problème», car la matière se décompose en particules plus petites qui tuent ou empoisonnent les poissons que l’homme consomme.

La taille de la plus grande «île aux ordures» dans l’océan est comparable à celle de la France, assurent dans une interview accordée à Sputnik le petit-fils de Jacques-Yves Cousteau, Philippe, océanographe et militant écologiste franco-américain, et son épouse Ashlan Brock.

«Nous avons cinq immenses "îles aux ordures" au milieu de l'océan. Elles ont été formées en raison des particularités des courants océaniques. Le plastique du monde entier y arrive. La plus grande "île aux ordures" se trouve dans l'océan Pacifique. Elle est plus grande que le Texas aux États-Unis et comparable à la taille de la France», expose Ashlan Brock.

«Un énorme problème pour l'océan»

Philippe Cousteau pointe «un énorme problème pour l'océan» car outre sa présence sur la surface de l’eau, le plastique se décompose en particules plus petites lesquelles tuent poissons et autres habitants de l'océan qui les ingurgitent en les prenant pour de la nourriture.

«Cela nous concerne également, car nous attrapons du poisson farci de plastique et le mangeons. Le plastique est toxique et les toxines qui pénètrent dans les poissons à travers le plastique sont transmises aux humains parce que nous mangeons du poisson. En fait, nous mangeons du poisson empoisonné», explique-t-il.

Reconnaissant qu’il est difficile pour l’homme de changer d’un coup ses habitudes de vie en renonçant au plastique, l’épouse de Philippe Cousteau recommande cependant de chercher de meilleures solutions au quotidien. Elle utilise par exemple des produits composés de vinaigre blanc et d'eau pour nettoyer son domicile ou encore du shampooing sec en morceaux sans emballage plastique pour ses cheveux.
 

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Tags:
Jacques-Yves Cousteau, pollution, France
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