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La raison pour laquelle l’épidémie de VIH se poursuit en Europe

© REUTERS / Rupak De ChowdhuriVIH/SIDA
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Les outils existants pour dépister le VIH sont insuffisamment utilisés. Ceci conduit à une propagation de l’épidémie en Europe, a expliqué à Sputnik un expert en la matière à l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre le sida qui se tient ce 1er décembre.

Les médecins disposent de tous les outils pour stopper le VIH en Europe mais l’épidémie se poursuit. Ceux-ci ne sont en effet pas utilisés, a indiqué dans une interview accordée à Sputnik Andrew Amato-Gauci, expert du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

«En principe, nous disposons de suffisamment d’outils et de connaissances pour stopper l’épidémie de VIH en Europe. Mais nous ne les utilisons pas ou les utilisons partiellement. Les interventions efficaces, telles que le contrôle permanent et le début de traitement immédiat, ne sont pas correctement appliquées», a indiqué M. Amato-Gauci, chef du programme de l’ECDC sur le VIH, les IST et les hépatites virales.

Croissance en Europe

Selon les dernières études de l’ECDC et de l’OMS, 140.000 nouveaux cas de VIH ont été détectés en Europe en 2018. Le nombre d’infectés a augmenté de 22% en dix ans.  Selon les données du dernier bulletin épidémiologique de Santé Publique France, près de 6.200 personnes ont découvert leur séropositivité en France en 2018, soit une baisse significative de 7% par rapport à 2017, indique l'agence gouvernementale.

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L’une des raisons pour laquelle l’épidémie se poursuit tient à ce qu’un grand nombre de cas d’infection (53% en région) a été dépisté à un stade tardif, explique M. Amato-Gauci. Cela veut dire que ces personnes ont vécu avec le virus pendant des années. Les programmes de dépistage précoce doivent donc être améliorés dans tous les pays européens, selon lui.

Si le diagnostic intervient à un stade précoce, le patient reçoit à temps des antirétroviraux qui permettent d’affaiblir le virus à un point tel qu’il est impossible de le trouver dans le sang. Ces personnes ne peuvent ainsi pas en contaminer d’autres.

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