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Crise du secteur aérien: trois milliards de sièges en moins par rapport à 2019

© Photo pixabay / b1-fotoUn avion d'Air France (image d'illustration)
Un avion d'Air France (image d'illustration) - Sputnik France, 1920, 05.01.2022
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Les capacités des compagnies aériennes se sont drastiquement restreintes, dans le sillage de la pandémie. Le variant Omicron fait souffler un nouveau vent de panique sur le secteur.
Confronté à une vague massive d’annulation de vols, due notamment au variant Omicron, le secteur aérien continue de s’enfoncer dans la crise. Et ce ne sont pas les récents indicateurs de l’Official Airline Guide (OAG) qui viendront rendre le sourire aux amoureux du ciel.
Selon l’entreprise, la capacité globale des compagnies aériennes a en effet chuté de 35% par rapport à l’avant-Covid. Le transport aérien a ainsi proposé 5,7 milliards de sièges aux passagers en 2021, contre 8,7 milliards en 2019. Des chiffres bruts, qui ne tiennent pas compte de la demande réelle, bien plus basse.
Dans le détail, ces suppressions de sièges touchent les compagnies low cost aussi bien que les transporteurs établis de longue date. EasyJet, Emirates ou Lufthansa essuient notamment les plâtres.
À l’échelle des marchés nationaux, les capacités allemandes sont particulièrement en recul par rapport à l’avant-Covid (-38%), comme celles du Royaume-Uni (-30%). Au contraire des pays d’Amérique du Sud, comme le Mexique (+6%), qui sont restés plus ouverts aux premiers stades de l’épidémie et qui possèdent des réseaux de vols intérieurs "vastes et compétitifs" selon l’OAG.
Le cas français inquiète également, puisque les capacités aériennes sont en recul de 27,3% par rapport 2019, avec surtout une baisse spectaculaire de 15% sur cette dernière semaine de décembre. Une "pente glissante", alors que la saison de ski s’apprête à démarrer, souligne l’entreprise.

Vague d’annulations à cause d’Omicron

La récente flambée de cas due au variant Omicron ne risque pas d’arranger les affaires du secteur aérien. Plus de 7.500 vols avaient déjà dû être annulés durant le week-end de Noël, à cause de mise en quarantaine de pilotes ou de membres du personnel, selon le site FlightAware.
Une situation qui n’ira sans doute pas en s’améliorant. Lufthansa prévoit d’ores et déjà d’annuler 33.000 vols cet hiver, anticipant une chute vertigineuse des réservations. Un chiffre qui aurait d’ailleurs pu être encore plus important, si la compagnie n’était pas tenue d’opérer des "vols fantômes", pour sécuriser ses créneaux de décollages et d’atterrissages. La polémique sur ces vols sans passagers avait déjà fait rage lors des premières vagues épidémiques.
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Au Royaume-Uni, ce sont les nouvelles restrictions instaurées par les autorités qui ont hérissé le poil des compagnies aériennes. Les patrons de British Airways, EasyJet et Ryanair ont ainsi écrit une lettre ouverte au Premier ministre, Boris Johnson, pour lui demander de lâcher la bride.
Depuis début décembre, les voyageurs prévoyant de se rendre au Royaume-Uni doivent en effet faire un test de dépistage avant leur départ. Un autre test leur est également demandé dans les deux jours suivant leur arrivée, avec obligation de s’isoler en attendant les résultats. Une mesure valable pour tous les voyageurs, même vaccinés.
La crise sanitaire a déjà porté le coup de grâce à des dizaines de compagnies aériennes, dont quelques pointures du secteur. Le 14 octobre, Alitalia avait notamment effectué son tout dernier vol avant de mettre la clef sous la porte, après plusieurs années à danser sur le fil du rasoir.
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