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Zemmour prend Macron au mot et le traite d’"emmerdeur"

© AP Photo / Thomas CoexÉric Zemmour
Éric Zemmour - Sputnik France, 1920, 11.01.2022
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Dans ses vœux à la presse, Éric Zemmour a lancé une pique à Emmanuel Macron, le traitant d’"emmerdeur", en référence à un élément de langage récemment utilisé par le Président. Il a aussi été caustique vis-à-vis de la profession de journaliste.
Quelques jours après avoir déclaré vouloir "emmerder" les non-vaccinés dans un entretien au Parisien, Emmanuel Macron n’en finit plus d’essuyer des retours de bâton. Dans ses vœux à la presse, c’est cette fois-ci Éric Zemmour qui a repris les mots du Président à son compte, pour le traiter tout bonnement d’"emmerdeur".
"Je vous répondrai avec une sympathie qui rompra de manière éclatante avec le style de mon prédécesseur, cet illustre emmerdeur, selon le portrait qu’il dessine de lui-même et qui, reconnaissons-le, est d’une saisissante ressemblance", a ainsi assuré le candidat à la présidentielle aux journalistes qui s'étaient déplacés pour l’écouter.
L’éditorialiste a par la suite filé cette comparaison entre Emmanuel Macron et lui, jurant notamment d’être moins "jupitérien" que l’actuel chef de l'État, s’il venait à être élu.
"J’ai beau être gaulliste, je vous promets d’être le moins +jupitérien+ possible. S’en sera fini du Président répondant de la manière la plus vide à vos questions les plus creuses", a assuré Éric Zemmour dans ses vœux à la presse.
Emmanuel Macron a en effet entretenu des rapports ambivalents avec la presse, tout au long de son quinquennat. En 2016, avant même sa venue à l’Élysée, il avait annoncé son souhait de devenir un Président "jupitérien", dans une entrevue accordée à Challenges. Une façon de prendre ses distances avec les journalistes, mais aussi avec le mandat de François Hollande, connu pour sa proximité avec ces professionnels.
Cette position surplombante avait d’ailleurs suscité l’incompréhension dès son arrivée au pouvoir. Lors de son premier déplacement en Afrique, en mai 2017, Emmanuel Macron avait ainsi voulu choisir les journalistes amenés à couvrir l’événement. Une quinzaine de rédactions avaient alors publié une lettre ouverte pour fustiger cette nouvelle communication présidentielle.

Des journalistes mal-aimés?

Dans ses vœux à la presse, Éric Zemmour a aussi mis l’accent sur le rejet dont semble faire l’objet une partie de la profession dans l’opinion. Seuls 16% des Français déclarent en effet faire confiance aux journalistes, selon un sondage Ipsos paru en octobre.
"Vous qui m'avez souvent présenté comme l'homme le plus détesté de France, vous étiez en réalité et vous êtes toujours les hommes et les femmes les plus mal aimés de France. Mais qui ne vous aime pas? Le peuple, mes bons amis", n’a pas manqué de souligner Éric Zemmour.
Une réputation pas forcément méritée, a cependant nuancé le polémiste, qui dit comprendre la "pression idéologique" qui pèse sur les journalistes, lorsque ceux-ci souhaitent sortir de leur "langue natale qu’est le politiquement correct".
L’ex-éditorialiste star de CNews a en outre rappelé qu’il avait lui-même possédé une carte de presse, affirmant qu’il était le candidat connaissant "le mieux" la profession.

"Emmerder" les non-vaccinés

Ce 4 janvier, Emmanuel Macron avait suscité un tollé, en déclarant avoir "très envie d’emmerder" les non-vaccinés, dans un entretien au Parisien. Une sortie abondamment commentée, qui a même paralysé les débats sur le pass vaccinal à l’Assemblée nationale, les députés multipliant les suspensions de séance.
Certains cadors de la majorité ont tenté d’éteindre l’incendie. Christophe Castaner, à la tête du groupe LREM dans l’Hémicycle a notamment salué la "franchise" du Président. Alors que l’ancien Premier ministre, Édouard Philippe, a affirmé que le chef de l’État avait eu le mérite de se faire comprendre.
Dans l’opposition, de nombreuses voix se sont élevées pour condamner l’attitude de M.Macron, depuis Marine Le Pen jusqu’au communiste Fabien Roussel. Éric Zemmour avait fait chorus, conseillant à Emmanuel Macron d’aller plutôt "emmerder les caïds et les trafiquants de drogues".
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