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Covid-19

Pourquoi peut-on contracter le Covid plusieurs fois?

© AFP 2022 JUSTIN TALLISVariant Omicron Covid
Variant Omicron Covid - Sputnik France, 1920, 26.01.2022
Plusieurs cas de réinfection étant répertoriés, les médecins les expliquent par la diminution de l’immunité, dont celle des muqueuses, la haute transmissibilité de l’Omicron et son échappement immunitaire.
Depuis l’apparition de l’Omicron, de plus en plus de cas de réinfection sont constatés. Certains attrapent le virus même pour la troisième fois, comme ce garçon de 11 ans qui habite près de Louvain, en Belgique.
Placé une nouvelle fois en quarantaine, l’enfant ne présente aucun symptôme, indique Radio 2 Brabant flamand, tout comme pendant ses infections précédentes par l’Alpha et le Delta.
C’est également le cas d’une enseignante française qui a affirmé auprès de 20 Minutes avoir été contaminée d’abord par le variant de Wuhan, puis par l’Alpha et finalement par l’Omicron. Et ce malgré la vaccination.
Même histoire pour deux jeunes femmes résidant respectivement à Villeparisis (Seine-et-Marne) et à Lille, à la différence qu’elles ont été contaminées quatre fois, écrit Le Parisien.

Quelles en sont les raisons?

Des professionnels de santé expliquent le phénomène par la diminution de l’immunité, la capacité de nouveaux variants à échapper aux anticorps ou encore la haute contagiosité de l’Omicron.
En effet, une étude de l’Imperial College de Londres indique que le risque de réinfection avec l’Omicron est 5,4 fois plus élevé que pour le Delta. Une conclusion qui appuie l’hypothèse sur son échappement immunitaire.
Selon les données de l’Institut Pasteur, l’Omicron a un pouvoir neutralisant 20 à 80 fois supérieur à la souche originale, "donc on comprend mieux l’envolée du risque de réinfection", note le Dr Benjamin Davido, infectiologue et médecin référent de crise Covid-19 à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches, cité par 20 Minutes.
Par ailleurs, le risque de réinfection dépend également de l’immunité des muqueuses "plus ou moins forte selon les individus", poursuit-il.
"C’est d’ailleurs pour cette raison que des vaccins sous forme nasale sont en développement, afin de bloquer l’entrée du virus", conclut l’infectiologue.
Cependant, l’Omicron pouvant provoquer des symptômes légers, le danger semble baisser, avance auprès de France Bleu le professeur Pierre Tattevin, chef du service des maladies infectieuses et réanimation médicale au CHU de Rennes.
"Ce n'est pas très grave, parce qu'on peut faire un rhume tous les deux ou trois mois sans que ça soit dangereux, même pas chez les immunodéprimés", ajoute-t-il.

Situation sanitaire

Le caractère "nettement moins sévère" du nouveau variant a été mis en valeur par le président du conseil scientifique Jean-François Delfraissy le 25 janvier sur Franceinfo. Il table cependant sur une vague "très lourde" d’hospitalisations jusqu’à la mi-mars, qui devrait diminuer doucement en fonction des régions.
Le 25 janvier, un nouveau record du nombre de cas journaliers a été enregistré en France, avec plus de 500.000 nouvelles contaminations. En hausse de 441 par rapport au 24 janvier, le nombre de patients hospitalisés pour cause de Covid-19 dépasse les 30.000, précisément 30.189. Il s’agit du niveau le plus élevé depuis avril 2021.
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