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    Uraeus à tête humaine muni d'ailes, 1336-1326 av. J.-C. L'Uraeus est un cobra femelle qui a pour fonction de protéger le pharaon contre ses ennemis

    Succès pharaonique pour l'exposition Toutânkhamon à Paris

    CC BY-SA 2.0 / Yann Caradec
    Culture
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    Record de fréquentation, ouvertures jusqu'à minuit... L'expo Toutânkhamon, le Trésor du Pharaon a refermé ses portes dimanche soir, en devenant officiellement l'exposition la plus visitée de l'histoire en France.

    En six mois, le nombre record de 1.423.170 visiteurs est venu admirer une partie du trésor du jeune pharaon, qui a régné il y a plus de 3.300 ans.

    L'exposition Toutânkhamon, le Trésor du Pharaon, qui ferme ses portes dimanche soir, a balayé le précédent record de fréquentation détenu par Toutânkhamon et son temps, surnommée l'«exposition du siècle». Elle avait attiré plus de 1,24 million de visiteurs en 1967 à Paris.

    L'image avait marqué les Parisiens: de grandes files se formant sur l'avenue Winston-Churchill et les Champs-Élysées pour venir découvrir 45 objets de l'illustre tombe au Petit Palais. Face au succès -jusqu'à 12.000 personnes par jour- cette exposition-événement, inaugurée par le ministre de la Culture de l'époque, André Malraux, avait été prolongée de deux mois et demi.

    Réservation en ligne

    Pas de files d'attente massives aux alentours de la Villette, dans le nord-est de Paris, pour l'exposition de 2019, présentée par le ministère des Antiquités égyptiennes et la société IMG, en collaboration avec le Louvre, qui a notamment prêté la statue d'Amon protégeant Toutânkhamon, visible à l'entrée.

    Un système de réservation en ligne permettant de choisir un créneau horaire avait été mis en place. 150.000 billets avaient été vendus sur internet avant même l'ouverture.

    Un système également utilisé pour l'autre «exposition-blockbuster» de l'année à Paris, «Léonard de Vinci» au Louvre (en octobre), avec des réservations uniquement en ligne et ouvertes depuis la mi-juin.

    Succès malgré les prix élevés

    Si Toutankhamon a pour habitude de drainer les foules, tout comme les impressionnistes (collection Chtchoukine à la fondation Vuitton, 1,2 million de visiteurs en 2016-2017, collection Barnes à Orsay en 1993, 1,14 million de visiteurs), ce succès conforte le dynamisme du nord-est parisien, une zone moins connue des touristes, relève Françoise Benhamou, économiste de la culture.

    L'exposition a attiré en grande majorité un public français (93,41%), dont la moitié venue d'Ile-de-France. «Il y a une vraie différence avec la fréquentation du Louvre, au 3/4 étrangère», souligne-t-elle.

    Autre fait notable: le succès de l'exposition malgré des prix élevés, avec des billets à 24 euros pour un adulte (sans réduction le week-end) et de 18 euros pour un enfant de 4 à 14 ans (en semaine). 100.000 billets ont cependant été proposés par La Villette à des groupes scolaires, centres de loisirs et issus du champ social.

    Bijoux en or, gravures, sculptures, objets rituels... Toutânkhamon, le Trésor du Pharaon avait tout d'un événement et d'un succès annoncé, en présentant 150 objets trouvés en 1922 dans la tombe du jeune pharaon, dont 60 sortaient pour la première fois d'Egypte, même si le fameux masque funéraire n'a pas fait le voyage.

    L'exposition est née du transfert progressif des collections du musée de la place Tahrir, au Caire vers le futur musée national de Gizeh, près des Pyramides, qui a permis qu'un certain nombre d'objets puissent exceptionnellement quitter l'Égypte.

    Partie du Caire pour Los Angeles (700.000 visiteurs) avant de gagner Paris, elle doit ensuite aller à Londres (à la Saatchi Gallery en novembre) puis dans d'autres grandes villes pour une tournée de dix métropoles devant s'achever en 2024. Le trésor du jeune pharaon rejoindra ensuite le nouveau Grand Musée Égyptien du Caire, aux côtés du fonds exhaustif dédié à Toutânkhamon.

    Tags:
    exposition, Egypte, Paris, France, Toutânkhamon
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