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Une plasticienne a installé la sculpture géante d’une vulve dans une ancienne sucrerie au Brésil. L’œuvre fait couler beaucoup d’encre.

Une vulve de 33 mètres de haut, 16 mètres de large et six mètres de profondeur a été dévoilée dans l’État brésilien de Pernambouc, rapporte le quotidien Folha de S.Paulo. L’installation, intitulée Diva, a été réalisée par la plasticienne Juliana Notari. Il aura fallu 11 mois et une vingtaine d’hommes pour l’achever, au milieu d’une ancienne sucrerie, à flanc de colline.

Dans un message Facebook, la plasticienne, qui se revendique féministe, explique avoir voulu interroger «la relation entre nature et culture dans notre société occidentale phalocentrique et anthropocentrique». Elle explique que son installation peut être vue aussi bien comme une vulve que comme une blessure béante.

Réactions diverses

L’installation a suscité la polémique sur les réseaux sociaux. Certains internautes ont reproché à la plasticienne d’avoir dénaturé le paysage et d’avoir abîmé les lieux en creusant le sol pour y incorporer sa sculpture. La résine utilisée pour l’installation fait notamment débat, même si Juliana Notari assure que le matériau n’entre pas en contact avec la terre, rapporte Folha de S.Paulo.

D’autres internautes se sont tout simplement interrogés sur la valeur esthétique de l’installation. Le philosophe Olavo de Carvalho, proche du Président Bolsonaro, a notamment marqué son opposition sur Twitter. Au contraire du réalisateur Kleber Mendonça Filho, qui a lui félicité la plasticienne sur le réseau social, affirmant que «les réactions à son travail étaient un miroir» de la société.

Juliana Notari s’était déjà fait connaître en 2014 par une vidéo-performance intitulée Mimoso, dans laquelle l’artiste se laissait traîner nue sur une plage par un buffle. La vidéo la montrait également en train de manger les testicules crus de l’animal.

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Tags:
sculpture, féminisme, Jair Bolsonaro, Brésil, art contemporain
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