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Commentant les menaces de sanctions américaines contre le projet Nord Stream 2, le Kremlin les a qualifiées de poursuite d’une «concurrence déloyale» et d’une «pression brutale» sur les entreprises européennes. Selon Berlin, l'Europe a droit à sa propre politique énergétique.

Le porte-parole du Président russe a réagi aux nouvelles recommandations concernant la loi CAATSA annoncées ce mercredi 15 juillet par le secrétaire d'État américain Mike Pompeo. Selon Dmitri Peskov, il s’agit de «démonstrations négatives en continu», d’une «poursuite de la ligne sur l'introduction de diverses restrictions» et d’une «pression brutale sur les entreprises européennes», auxquelles appartient notamment le projet du gazoduc Nord Stream 2.

«Ce n'est, bien entendu, rien de plus qu'une poursuite de la concurrence déloyale, une tentative de forcer les Européens à acheter du gaz plus coûteux à des conditions moins favorables», a déclaré Dmitri Peskov aux journalistes.

Berlin dénonce des «sanctions extraterritoriales»

Les menace américaines ont été également condamnées par le ministère allemand des Affaires étrangères. Selon Heiko Maas, dont les propos ont été relayés par le service de presse du département, l'Europe a droit à sa propre politique énergétique.

«En annonçant des mesures qui constituent une menace de sanctions, y compris pour les entreprises européennes, le gouvernement américain néglige la souveraineté de l'Europe et son droit de décider où et comment acheter de l'énergie. La politique énergétique européenne est mise en œuvre en Europe, pas à Washington. Nous rejetons fermement les sanctions extraterritoriales», a déclaré le ministre.

Les menaces américaines

Le département d'État américain a publié ce mercredi 15 juillet des recommandations en vertu de la loi CAATSA en y incluant le gazoduc Nord Stream 2 et la deuxième ligne du Turkish Stream 2. Mike Pompeo a qualifié cette mesure de «signal clair pour les entreprises participant aux projets». «Sortez immédiatement [des projets, ndlr] ou il y aura des conséquences», a ajouté le secrétaire d'État.

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Tags:
gazoduc, sanctions, Nord Stream 2, Heiko Maas, Dmitri Peskov, Kremlin, Allemagne, Russie
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