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    La police française nettoyant le carrefour en vue du passage d'une manifestation, juin 2008.

    Ces délinquants malchanceux ou insouciants qui se jettent d’eux-mêmes dans les bras des policiers

    © CC BY-SA 3.0 / Romanceor
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    Un dealer qui essaye de vendre de la drogue à des policiers en civil, une agression sexuelle contre un fonctionnaire chargé de lutter contre ce type d’agression… ces cas peuvent prêter à sourire mais sont pourtant monnaie-courante ces derniers temps. Aperçu des histoires récentes les plus étonnantes survenues en France.

    Si l’ordre social actuel se caractérise par un «ensauvagement général», nombreux sont les délits plus qu’étonnants, commis sous le nez des forces de l’ordre ou les visant directement. Entre «malchance» et insouciance, ces délinquants ont de quoi surprendre.

    Harcèlement

    Un père de famille de 48 ans s’est vu arrêté en flagrant délit à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, après avoir attaqué sexuellement un policier en civil. Dans un tramway, il a été interpellé alors qu’il se masturbait contre cet agent, chargé –et c’est là toute l’ironie de l’histoire- de la lutte contre les agressions sexuelles dans les transports en commun.

    Trafic de biens volés

    Où aller si l’on veut se débarrasser d’une voiture volée? Ces deux hommes sont sortis dans la rue, à Montpellier, où ils sont tombés sur des agents de la Brigade anticriminalité (BAC) à qui ils ont proposé le véhicule au prix bradé de 100 euros, au cas où ils en auraient besoin.

    Les deux voleurs avaient semble-t-il besoin de cette somme pour se procurer de la drogue. Quelle chance de rencontrer ces policiers qui menaient une opération de repérage dans un quartier où avait été détecté un trafic de stupéfiants!

    Vol

    L’histoire suivante s’est passée dans le métro parisien. Une femme a été victime d’une tentative de vol à la tire, a cours de laquelle son agresseur s’est fait surprendre en flagrant délit. Il a alors insulté la femme et lui a asséné des coups avant de s’enfuir quand un autre usager s’est interposé. Dans l’empoignade, il a perdu son propre portable, que les deux victimes ont remis aux forces de l’ordre.

    Le lendemain, ce téléphone sonne au commissariat: au bout du fil, son propriétaire explique vouloir tout simplement le récupérer. Le policier qui a répondu lui propose alors de passer le chercher au commissariat, où se présente le malfaiteur un peu plus tard. Reconnu par ses victimes et interpellé, déjà connu pour vols et condamné, l’agresseur écope d’une peine de huit mois de prison ferme.

    Visites en prison sans retour

    Il faut également faire preuve de prudence en rendant visite à quelqu’un en prison pour ne pas s’y retrouver soi-même. Un homme, passé voir son frère à la maison d’arrêt de Nîmes, a été identifié lors des vérifications comme étant un condamné pour vol qui n’avait pas purgé sa peine. Il doit en premier lieu effectuer sa peine d’un an ferme, après quoi un nouveau procès l’attend car ce jour-là, il tentait de fournir en drogue son frère incarcéré.

    Trafic de drogue

    À Toulouse, un revendeur de drogue n’a pas hésité à proposer toute une variété d’herbe, de cocaïne et de résine de cannabis à deux agents de police. Lorsqu’il s’est rendu compte de sa bévue, il était trop tard. Ces «clients potentiels» ont interpellé le jeune homme, inconnu jusqu’alors des services de police.

    Un autre dealer, lui déjà connu de la justice, a écopé de huit mois de prison ferme après avoir démarché un policier. Sur lui, il avait 17g d’héroïne, 60g de résine de cannabis et 3g d’herbe.

    Une mésaventure similaire est arrivée à un «collègue» de Tomblaine, en Meurthe-et-Moselle. Son erreur a été de s’approcher d’un policier en civil, le prenant pour le client avec qui il avait rendez-vous. Une fois qu’il a compris son erreur, il lui a porté des coups, mais n’est pas pour autant parvenu à détaler.

    Conduite douteuse

    Cet homme a apparemment voulu convaincre la gendarmerie par un argument de poids pour éviter la garde à vue. Après avoir bu chez sa mère, ce Béarnais a tout de même pris le volant mais, contrôlé sur la route, il a atteint les 4,88 g/l d’alcool dans le sang et a été convoqué ultérieurement à la gendarmerie pour clarifier les faits. Il s’y est rendu, en voiture, et pas beaucoup plus sobre. Le test d’alcoolémie a constaté 2 g d’alcool par litre de sang.

    L’automobiliste a été placé en garde à vue pour conduite en état d’ivresse en récidive et déféré au parquet.

    En Savoie, le conducteur d’une camionnette a eu le malheur de percuter un véhicule de police. Avant la collision, l’homme s’est endormi au volant, roulant à une vitesse d’environ 100 km/h.

    Retrouvé dans sa voiture par les policiers, légèrement blessés, il tenait des propos incohérents. Les dépistages toxicologiques ont démontré un taux d’alcoolémie de deux grammes. Il y avait également des traces de cocaïne, qu’il avait décidé de prendre pour «atténuer les effets de l’alcool», indique Le Dauphiné libéré. Condamné déjà pour conduite en état d’ébriété, l’homme a avoué être «surtout content que ces gendarmes soient là aujourd’hui, car cela aurait pu être bien plus grave pour eux».

    Finalement, les policiers de Chambéry ont reçu la visite surprise d’un homme en état d’ivresse au volant d’une voiture volée, selon La Savoie. Il était venu se dénoncer pour le vol et se rendre à la justice. L’individu a été placé en garde à vue différée.

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