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Les hôpitaux d’Île-de-France arrivant à saturation, l’État prévoit d’effectuer des évacuations sanitaires. Le directeur de l’AP-HP prône pour sa part le freinage du virus par la vaccination ou le dépistage dans certains secteurs. La piste du confinement semble de nouveau faire surface, indique un proche de Macron auprès de RMC – BFM TV.

Alors que les hôpitaux franciliens sont débordés de patients atteints du Covid-19, diverses mesures pourraient être envisagées pour alléger la situation sanitaire, à défaut d’un reconfinement.

Face à l’altération de la situation sanitaire, un reconfinement sept jours sur sept pourrait être introduit, a fait savoir un proche d’Emmanuel Macron auprès de RMC – BFM TV, ce 12 mars. Cette restriction pourrait être accompagnée de la fermeture des écoles.

«Nous le saurons très vite, tout dépendra des réanimations, les Français ne nous pardonneraient pas de voir des gens mourir dans les couloirs», a-t-il ajouté.

Situation sanitaire

Cette hypothèse survient après les annonces faites le 11 mars par Olivier Véran qui a signalé que «toutes les 12 minutes un Francilien est admis dans un service de réanimation. Si le rythme continue à être le même, nous dépasserons les 1.500 patients Covid-19 à la fin du mois de mars ce qui correspond à un seuil critique».

Il s’agit notamment d’«en moyenne plus de 100 admissions quotidiennes en réanimation dans la région, contre 25 par jour courant janvier», a constaté le directeur de l’AP-HP, Martin Hirsch, auprès de L’Express. En soulignant que cette augmentation ne relève ni d’un «plateau élevé» ni d’une courbe exponentielle, il a affirmé ne pas voir «quels éléments nous permettraient aujourd’hui de voir sereinement le proche avenir».

Afin de baisser cette pression hospitalière, les autorités lancent des évacuations sanitaires en Île-de-France. Des «dizaines voire des centaines de patients hospitalisés», selon le ministre de la Santé, devront être évacués vers d’autres établissements de santé.

Freinage du virus

Le cadre sanitaire actuel «n’est pas suffisant» pour endiguer la transmission du virus, a estimé le président de la commission médicale de l'AP-HP, Rémi Salomon, ce 12 mars, invité sur Franceinfo.

«Ce qui est inquiétant, c'est que pour freiner la circulation du virus, on n'a plus énormément de marge de manœuvre à l'hôpital et en termes de mesures à prendre», a-t-il indiqué.

Confiner ou non

Tandis que certains représentants du milieu scientifique et médical se sont exprimés en faveur du confinement, dont le directeur de crise de l’AP-HP, Bruno Riou, le gouvernement exclut cette possibilité pour la région parisienne, au moins pour le week-end à venir, d’après les récentes annonces des autorités sanitaires.

«Si le confinement n'est pas une option de freinage, alors il en faut d'autres. Car l'absence de freinage, en revanche, n'est pas une option», poursuit Martin Hirsch auprès de L’Express. «Si on ne veut ni tout geler ni tout faire flamber, il est peut-être possible de conditionner certaines activités ou déplacements à un test», conclut-il.

Partant de l’idée de diminuer l’impact économique associé à un confinement, cette piste «soit d’une vaccination, soit d’un test négatif, pour certaines activités, aurait probablement un effet sur l’évolution épidémique», indique le chef de l’AP-HP.

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Tags:
hôpital, Emmanuel Macron, virus, Île-de-France, confinement
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