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Les fabricants français qui produisent maintenant un nombre suffisant de masques par rapport au début de l’épidémie, se heurtent à la difficulté de vider leurs stocks, les produits chinois étant privilégiés en raison de leurs prix bas, et à la nécessité de réduire leurs capacités face à l’éventuelle levée du port du masque.

Après la pénurie de masque à laquelle la France faisait face au début de la pandémie, les fabricants français en produisent désormais tellement qu’ils n’arrivent pas à écouler leurs stocks, indique BFM TV. Ce alors que la demande devrait encore diminuer avec la levée du port du masque à l’extérieur espérée par les autorités d’ici quelques mois.

Depuis le début de la crise sanitaire, les volumes de production de masques ont été multipliés par 30 pour atteindre 100 millions d’unités par semaine, a souligné un porte-parole du cabinet d’Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’industrie auprès du Figaro.

Concurrence avec les masques étrangers

Bien que de nombreuses usines aient été réaménagées pour répondre à la demande gouvernementale, le masque français est actuellement de 20 à 30% plus onéreux que le produit analogue chinois, indique le quotidien. Cette différence de prix pousse la population à privilégier ces masques moins chers. De nombreux acheteurs publics optent eux aussi pour des offres étrangères à bas prix, bien que leur qualité ne soit pas à la hauteur.

«Nous ne demandons pas de favoritisme mais une concurrence saine. On ne peut pas continuer à laisser entrer en Europe des masques qui ne respectent pas les normes», a estimé Yvan Malepart, PDG de Macopharma, auprès du Figaro.

L’entreprise qui avait fourni ses derniers masques en janvier 2021 à Santé publique France, a été contrainte d’exporter sa production pour vider ses stocks.

Sur Franceinfo, M.Malepart déplore qu’il «est très compliqué d’être concurrentiels» au niveau des appels d’offres publics, «face à des concurrents asiatiques ou étrangers» qui proposent à l’État des prix plus intéressants.

Diminution des capacités

Henitex, société qui a écoulé 4,5 millions de masques en quelques mois, dispose de 100.000 unités superflues. Christian Schmitt, son PDG, les donne «à qui veut, à des associations», précise-t-il auprès du Monde.

Parmi 250 confectionneurs et 150 fabricants de tissus qui s’étaient mobilisés en 2020 pour fournir des masques, certains ont déjà réorienté leur production pour anticiper la chute de la demande, détaille le quotidien. Les entreprises qui ont lourdement investi dans leurs nouvelles lignes de production s’apprêtent à diminuer leurs capacités.

Par exemple, Macopharma ne garde plus qu’une équipe pour ce type de produit. L’entreprise Kolmi-Hopen, située dans le Maine-et-Loire, est déjà passée de 3,5 millions de masque par jour à trois millions. En fin d’année, elle prévoit d’en produire 500.000, explique Le Figaro.

Interrogé sur cette question des délais, Emmanuel Macron a expliqué qu’il fallait «rester prudents» en raison du virus en circulation. Le port du masque restera ainsi en vigueur sur l’ensemble du territoire au moins «jusqu’à la fin du mois de juin», a-t-il précisé le 20 mai lors de son déplacement à Blois.

Début mai, sur Europe 1, Olivier Véran a espéré «sincèrement que ce sera cet été». Cependant, les habitants de certaines villes et préfectures en Nouvelle-Aquitaine ou en Moselle peuvent déjà circuler à visage découvert.

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Tags:
Covid-19, France, Chine, usine, masques
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