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Une esthéticienne canadienne ayant refusé de faire une épilation brésilienne à une personne transgenre a été qualifiée de «néo-nazie» par cette dernière. La trans a porté plainte contre cet acte considéré comme discriminatoire, a indiqué le Toronto Sun.

Après qu’une esthéticienne d’un salon d’épilation féminine à Vancouver a appris que sa cliente potentielle était une trans avec des parties génitales d’homme, elle a refusé de l’épiler à la cire, relate le Toronto Sun.

La trans Jessica Yaniv a porté plainte contre l’esthéticienne accusée de discrimination et a comparu devant le tribunal des droits de l’Homme de la Colombie-Britannique à Vancouver pour dénoncer cet acte qu’elle considère comme discriminatoire survenu au printemps 2018.

«Pour ma sécurité, j’ai dit "non"»

Elle a raconté devant le tribunal qu’après être entrée en contact avec l’esthéticienne Marcia Da Silva exerçant son activité professionnelle à domicile, elles ont commencé à communiquer par textos pour fixer une date de séance d’épilation. Cependant, dès que Jessica a expliqué être transgenre et non transsexuelle, Marcia a tout de suite annulé le rendez-vous.

«Pour ma sécurité, j’ai dit "non"», a affirmé l’esthéticienne au quotidien. Elle a ajouté qu’elle avait été formée uniquement pour faire l’épilation féminine et qu’elle se sentait tout simplement mal à l’aise à l’idée d’épiler des organes génitaux masculins.

«Je n’ai aucun problème avec les LGBT», a déclaré Mme Da Silva.

Cependant, «vous ne pouvez pas choisir qui sera votre clientèle», a estimé la trans tout en qualifiant l’esthéticienne de «néo-nazie», poursuit le quotidien.

Répondant à un tweet de The Niall Boylan Show défendant les droits de la spécialiste, Jessica Yaniv a riposté: «Je suis une femme. Je ne suis pas un homme. Alors j’ai le droit à chaque service fourni aux femmes».

​Meghan Murphy, la rédactrice en chef de Feminist Current, a estimé citée par Yahoo que la société contemporaine dictait de nouvelles conditions d’interaction humaine:

«Dans des circonstances normales, on peut supposer que toute personne sensée va rire à l’idée qu’un homme tente de faire comparaître plus d’une douzaine de femmes devant un tribunal des droits de la personne, car elles ne veulent pas toucher à ses organes génitaux. Mais nous ne vivons pas dans des circonstances normales. Nous vivons dans un tout nouveau monde, où les hommes sont des femmes dès qu’ils le disent, peu importe la réalité matérielle».

Ce n’est pas la première fois que Jessica Yaniv, qui affirme être une activiste LGBTQ2SIA, intente une action en justice, la militante étant de plus très présente sur les réseaux sociaux.

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Tags:
LGBT, activistes, plainte, clients, droits de l’homme, discrimination, transgenre, épilation, Vancouver, Canada
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