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Attaque chimique présumée à Douma (81)
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La Russie prône la tenue d’un point de presse sous l’égide de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) afin d’élaborer une conclusion consensuelle sur l'attaque chimique présumée d’avril 2018 à Douma, en Syrie. Il n’y a pas eu d’enquête minutieuse, constatent des spécialistes dans un entretien avec Sputnik.

Le délégué permanent russe auprès de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) Alexandre Choulguine a annoncé lundi 20 janvier au siège de l’Onu à New York que Moscou préconisait la tenue d’un point de presse sous l’égide de l'OIAC pour arriver à une conclusion consensuelle sur l'attaque chimique présumée d’avril 2018 à Douma, en Syrie, qui n’a toujours pas été instruite minutieusement. Des experts s’aperçoivent par ailleurs d’une tendance antirusse et antisyrienne dans l’enquête.

Des accusations sans preuves

Le problème réside dans le parti pris antirusse et antisyrien des représentants des pays occidentaux qui avancent contre la Russie et la Syrie n’importe quelles accusations sans apporter aucune preuve et sans examiner leurs arguments, a déclaré à Sputnik Sergueï Vorobiev, professeur de relations internationales à la Haute école d'économie (HSE) de Moscou.

«Je pense que cette histoire s’inscrit bien dans le cadre d’une tendance antirusse générale quand des accusations contre la Russie sont formulées et qui a priori n’auraient même pas besoin de preuves. Et ce n’est pas la première fois. On pourrait même parler d’une approche systémique de la part des partenaires occidentaux», poursuit l’interlocuteur de l’agence.

Et d’ajouter qu’on ne faisait aucun cas des résultats indépendants de l’examen de l'attaque chimique présumée à Douma.

«Le fait que les conclusions sur la mise en scène manifeste de l’incident à Douma n’ont pas été incluses dans le rapport final de l’OIAC serait directement lié à la rhétorique antirusse. On a tout lieu de parler d’une tendance antirusse et antisyrienne dans l’enquête réalisée», résume M.Vorobiev.

Une tentative d’arrêter l’offensive de l’armée gouvernementale?

Il s’agit d’une tentative d’empêcher le gouvernement de Bachar el-Assad d’instaurer le contrôle intégral sur les territoires syriens, estime un autre interlocuteur de Sputnik, le député syrien Muhannad al Haj Ali.

«À chaque fois que l’armée syrienne mène avec succès une offensive, les États-Unis avancent des accusations contre elle afin de l’arrêter. Nous avons plus d’une fois proposé d’envoyer des spécialistes dans les régions où des armes chimiques auraient été utilisées, que ce soient des experts étrangers, notamment de la Russie ou de la Chine. Pourtant, on  nous le refuse en permanence. Cela signifie que l’OIAC croit tout simplement sur parole l’interprétation américaine de la situation. Il est évident que l’enquête réalisée était partiale, dirigée contre la Russie et la Syrie», constate le député syrien.

Selon lui, les représentants de l’OIAC ne prenaient note que des dépositions des témoins du Front al-Nosra* et des Casques blancs.

«Pour qu’une enquête soit objective, l’Onu doit dépêcher sur place des spécialistes de différents pays qui s’entretiennent sans parti pris avec différents témoins», conclut le parlementaire.

Le groupe extrémiste Jaych al-Islam a accusé les forces gouvernementales d'avoir eu recours le 7 avril 2018 à des armes chimiques contre un hôpital de Douma, dans la Ghouta orientale. Les États-Unis se sont alignés sur ces accusations.

Le lendemain, la diplomatie russe a qualifié d'«intox» ces informations. Le ministère a ajouté que les Casques blancs, cités comme étant l'une des sources de cette information, «ont à plusieurs reprises été pointés du doigt pour leurs liens avec les terroristes».

*Organisation terroriste interdite en Russie

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Attaque chimique présumée à Douma (81)

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Tags:
ONU, OIAC, États-Unis, Bachar el-Assad, attaque chimique, Douma, Syrie
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