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«Accord de paix historique» entre les Émirats arabes unis et Israël (17)
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L’accord émirati-israélien a «porté un coup» dur à la question palestinienne, a déclaré le 16 août le secrétaire général de l’OLP, cité par l’agence de presse Wafa. Pour Saeb Erekat, c’est un moyen de faire pression sur les Palestiniens pour que ceux-ci acceptent «l'accord du siècle» proposé par les États-Unis en janvier.

Saeb Erekat, secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a exprimé ce dimanche 16 août son indignation quant à l’accord historique récemment conclu entre Israël et les Émirats arabes unis et visant à normaliser les relations entre les deux pays. 

«Nous adhérons au droit international et considérons l'accord émirati-israélien comme une récompense offerte à Israël pour ses annexions, assassinats et démolitions de maisons. L'accord émirati-israélien a porté un coup direct à la cause palestinienne», a-t-il déclaré lors d’un conférence de presse, cité par Wafa.

M.Erikat a par ailleurs souligné que l'accord donnait «au gendre et conseiller du Président américain Donald Trump, Jared Kushner, l'occasion de faire pression sur les Palestiniens pour qu'ils acceptent "l'accord du siècle" qui inclut l'extension de la souveraineté d'Israël en Cisjordanie».

Normalisation des relations émirati-israéliennes

Israël et les Émirats arabes unis ont annoncé le 13 août avoir conclu un accord de paix négocié avec l’aide des États-Unis et qui devrait aboutir à une normalisation complète des relations diplomatiques entre les deux pays. Selon les conditions du traité, Israël s’engage à reporter la mise en œuvre de sa décision d'étendre sa souveraineté au territoire de Cisjordanie. La signature d’un certain nombre d’accords bilatéraux dans le domaine notamment des investissements, du tourisme, des vols directs, de la sécurité, des télécommunications, est prévue.

L’autorité palestinienne, quant à elle, a annoncé qu’elle n’accepterait pas la déclaration trilatérale.

L’«accord du siècle»

Donald Trump a présenté le 28 janvier son plan de règlement du conflit israélo-palestinien, qu’il a baptisé «accord du siècle». Ce plan reconnaît Jérusalem en tant que «capitale indivisible d'Israël» et offre à l’État hébreu la possibilité d'annexer les territoires palestiniens en Cisjordanie ainsi que d'étendre sa souveraineté à la vallée du Jourdain. L’accord propose également la création d'un État palestinien démilitarisé et dépourvu de contrôle sur ses frontières et son espace aérien avec la future capitale à Abu Dis, banlieue orientale de Jérusalem.

Dans le cadre du processus de paix avec Israël, actuellement suspendu, les Palestiniens exigent que les futures frontières entre les deux États souverains suivent les lignes qui existaient avant la guerre des Six jours de 1967, avec un éventuel échange de territoires. Ils espèrent créer leur propre État en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, en faisant de Jérusalem-Est sa capitale. Israël refuse de revenir aux frontières de 1967, encore moins de partager Jérusalem qui a déjà été déclarée capitale israélienne éternelle et indivisible.

Dossier:
«Accord de paix historique» entre les Émirats arabes unis et Israël (17)

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Tags:
Organisation de libération de la Palestine (OLP), Autorité palestinienne, Saeb Erekat
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