International
URL courte
Par
9548
S'abonner

Alors que des structures publiques russes ont affirmé être privées des services de visioconférence du géant Zoom et que le porte-parole de Poutine a estimé nécessaire de passer à des plateformes alternatives, la société américaine a déclaré qu’elle étudiait la question et que cette interdiction pourrait éventuellement provenir d’un partenaire.

Le Kremlin a commenté les informations selon lesquelles la société Zoom Video Communications a interdit à ses distributeurs de vendre l'accès à ses services de téléconférence aux sociétés et structures d’État russes.

«En gros, on ne peut qu’exprimer ses regrets et son incompréhension face au fait que les institutions publiques russes, les établissements d'enseignement supérieur sont privés de la possibilité de prolonger rapidement les contrats existants et d’en signer de nouveaux», a indiqué le porte-parole du Président, Dmitri Peskov.

Dans ce contexte, il a constaté que le système pouvait être remplacé.

«Il faut passer aux alternatives, elles existent […]. Les utilisateurs notent que nous avons de nombreux services similaires, mais la stabilité de leur fonctionnement laisse à désirer, il faut les peaufiner. Mais cela ne signifie pas que c'est quelque chose d'impossible», a-t-il poursuivi.

Le Kremlin estime qu’il est temps de passer à d'autres plateformes existantes.

«Bien sûr, nos opérateurs de plateformes devront encore travailler ferme pour affiner leurs services, nous avons encore des lacunes dans ce domaine mais, en même temps, elles existent et il est possible de compenser l’absence d'un service populaire comme Zoom», a-t-il ajouté.

«La nature a horreur du vide»

Quant à Vladimir Poutine et aux membres de l'administration du Kremlin, ils n’utilisent pas Zoom dans leur activité, à quelques exceptions près, a précisé Dmitri Peskov.

«Certains contacts internationaux, y compris multilatéraux, ont été en effet organisés via Zoom. Le Président n’a pas recours à Zoom lors de ses nombreuses téléconférences quotidiennes et nous ne l’utilisons pas non plus dans le travail. Il existe des canaux fermés qui permettent de tenir des visioconférences», a-t-il encore souligné.

Dmitri Peskov a constaté que les restrictions imposées par Zoom n’étaient pas un drame.

«L'administration présidentielle ne possède pas de compte et nous n'avons jamais eu de relations contractuelles avec Zoom, nous n'en ressentons pas le besoin […]. Mais la nature a horreur du vide. D’autres services seront achetés», a souligné pour conclure Dmitri Peskov.

Selon des informations parues mardi, la société américaine Zoom Video Communications, qui fournit des services de visioconférence, a interdit à ses distributeurs de vendre l'accès à son service aux structures d’État de Russie et des pays de la CEI.

Commentaire de Zoom

La société Zoom étudie les informations concernant l’interdiction de vendre l'accès à ses services aux institutions publiques russes et estime que la décision a pu être prise par une société partenaire, a fait savoir le géant américain à Sputnik.

«Il semble que cela puisse être basé sur des annonces de l'une de nos sociétés partenaires dans le domaine des ventes plutôt que de Zoom. Nous étudions la question», a indiqué un représentant de l'entreprise.

Le sénateur Alexandre Bachkine, membre de la commission de législation constitutionnelle du Conseil de la Fédération (chambre haute du Parlement russe), avait précédemment déclaré à Sputnik que si cette interdiction était définitivement adoptée, il se pourrait que Zoom soit bloqué sur le territoire russe.

Lire aussi:

La Russie annonce répondre à un déploiement massif de troupes de l'Otan à sa frontière
Cas de thrombose: les USA préconisent une pause dans l'utilisation du vaccin de Johnson & Johnson
Des millions de voitures pourraient être prochainement exclues de la circulation dans les grandes villes de France
Tags:
interdiction, Russie, Zoom
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook