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Pas d’espoir d’assouplissement de l’attitude de Washington à l’égard de Huawei sous Biden? D’après les informations de Bloomberg, les États-Unis exercent des pressions sur les Émirats arabes unis, les poussant à choisir: équipements et technologies de l’entreprise chinoise ou leurs avions F-35.

Les États-Unis exercent des pressions sur les Émirats arabes unis afin de les contraindre à renoncer à coopérer avec le géant chinois Huawei et à se distancier de l’empire du Milieu, écrit l’agence Bloomberg. Selon les informations de cette dernière, faute de réponse positive, Washington pourrait entraver la vente de ses avions de 5e génération F-35 à Abou Dabi.

D’après l’agence, les États-Unis souhaitent que les Émirats se débarrassent de l’équipement et des technologies de Huawei au cours des quatre prochaines années, soit avant les premières livraisons d’appareils F-35 attendues en 2026-2027. Or, Abou Dabi, selon les sources de l’agence, insiste sur une période plus longue.

Dans la lignée de Trump?

Quoique infructueuses, les tentatives de convaincre les Émirats arabes unis de tourner le dos au développement de la coopération avec la Chine dans les domaines économique et de la défense remontent à l’ère de Donald Trump, rappelle Bloomberg.

Or, en arrivant à la Maison-Blanche, le Président Biden a annoncé que les conditions de vente seraient révisées. Si le processus est toujours en cours, les personnes proches du dossier affirment que les divergences entre les États-Unis et les Émirats au sujet de Huawei et d’autres inquiétudes autour des technologies chinoises sont suffisamment sérieuses, informe l’agence. Et d’ajouter que rien ne garantit qu’un jour les Émirats puissent avoir accès aux avions de cinquième génération conçus par Lockheed Martin.

Cela laisse croire que l’administration de Joe Biden poursuivra les efforts entamés par l’équipe de Donald Trump d’exercer des pressions sur les partenaires afin d’empêcher Huawei de se servir de ses technologiques 5G.  

Huawei dans la ligne de mire de Washington

Depuis 2019, le géant chinois subit des pressions de la part de Washington. Ainsi, la compagnie a été inscrite sur la liste noire du département du Commerce, ce qui l’empêche de se procurer des technologies et des composants américains.

Dans la foulée, plusieurs entreprises, dont Google, ont pris leurs distances avec la firme chinoise.

En effet, l’administration Trump accusait Huawei de coopérer avec les forces armées et les renseignements chinois, ce qui crée un risque d’espionnage, persuadant en outre d’autres pays de renoncer aux équipements et aux technologies du chinois. Ce dernier affirme que ces accusations sont infondées, politiquement motivées et violent les principes de la libre concurrence.

Or, si l’arrivée de Biden a marqué le début d’un revirement sur plusieurs dossiers, tels le climat ou le nucléaire iranien, au niveau de l’attitude aucun changement de cap ne semble se profiler pour le moment.

D’ailleurs, en mars dernier, la Federal Communications Commission (FCC) a classé Huawei parmi les entreprises chinoises d'équipements de télécommunications considérées comme une menace pour la sécurité nationale.

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Tags:
États-Unis, Chine, Huawei
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