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Le journaliste Quentin Müller a annoncé la mort d’un ancien employé de l’armée française en Afghanistan, assassiné par les talibans* après avoir à plusieurs reprises échoué à obtenir un visa français pour lui et sa famille.

Basir Jan, l’un des 800 Afghans employés par l’armée française lors de son intervention en Afghanistan de 2001 à 2012, a été retrouvé abattu par les talibans* dans la province de Wardak, a annoncé le journaliste Quentin Müller qui indique avoir reçu ces informations d’un frère de la victime.

Ayant travaillé de 2008 à 2013 en tant que cuisiner sur la base militaire française de Warehouse, à Kaboul, il réclamait depuis 2013 un visa français pour lui et sa famille, mais l’ambassade de France à Kaboul a à trois reprises rejeté sa demande, relate Le Figaro.

Selon Abdul Azek Adeel, président de l’Association des interprètes afghans de l’armée française contacté par le quotidien, le défunt «ne remplissait pas les conditions» posées par l’État français pour rapatrier ses auxiliaires, notamment concernant son «niveau de menace». Basir Jan, marié et père de cinq enfants, a été retrouvé mort avec des traces de torture sur le corps.

«Le Conseil d’État comme les Armées ont une responsabilité dans la mort de Basir Jan», insiste le journaliste.

Plusieurs lettres de menaces

Dans une série de tweets consacrés à l’assassinat de l’ex-auxiliaire, Quentin Müller interpelle le député LREM Jean-Charles Larsonneur, «co-auteur d’une mission d'info parlementaire sur la question le 12 avril dernier». Selon le journaliste, le dernier rapport sur ce sujet «a conclu que ces anciens auxiliaires afghans n'étaient pas en danger».

Le sénateur RN des Bouches-du-Rhône Stéphane Ravier voit pour sa part dans l’assassinat de l’Afghan un échec de plus de la politique de migration française:

Jusqu’à 80 ex-auxiliaires veulent être rapatriés

C’est la deuxième fois qu’un ancien employé de l’armée française en Afghanistan finit tué par les talibans*. En octobre 2018, l’interprète Qader Dawoudzai avait trouvé la mort dans un attentat après le rejet de sa demande de visa pour la France, rappelle Le Figaro.

Depuis 2013, près de 800 PCRL (personnel civil de recrutement local), qui ont aidé l’armée française sur le terrain, font régulièrement l’objet de menaces de la part des talibans*. Alors que près de 270 d’entre eux ont été accueillis en France, Quentin Müller estime qu’entre 60 et 80 auxiliaires attendent toujours d’être rapatriés.

* Organisation terroriste interdite en Russie

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Tags:
visas, France, talibans, Afghanistan
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