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Après de longs mois de contestation populaire aboutissant à la démission d’Abdelaziz Bouteflika, les Algériens élisent ce 12 décembre leur nouveau Président de la République. La crise politique et sociale est-elle pour autant réglée ? Sputnik a interrogé Brahim Oumansour, spécialiste du Maghreb à l’IRIS.

Cinq candidats se sont en lice pour la Présidentielle de ce 12 décembre en Algérie. Tous ont été des soutiens d’Abdelaziz Bouteflika, qui a régné à la tête du pays durant vingt ans, jusqu’à sa démission le 2 avril dernier, sous pression de la rue et de l’armée.

Quatre d’entre eux ont même été ministres, le cinquième et le plus jeune candidat, Abdelaziz Belaïd n’a été que le dirigeant d’une organisation de la jeunesse du FLN, parti de l’ancien Président. Alors que le mouvement de contestation populaire, le Hirak, secoue le pays depuis le 22 février, Brahim Oumansour, chercheur associé à l’IRIS, spécialiste du Maghreb et du Moyen-Orient, estime que ce scrutin ne répond pas aux aspirations de la rue.

«Le Hirak rejette massivement l’élection de demain, qu’il considère comme une magouille, une sorte de farce pour aboutir à une démocratie de façade.»

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Tags:
Emmanuel Macron, Abdelaziz Bouteflika, Ahmed Gaïd Salah
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