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Le Président algérien se rend à partir de ce mercredi 26 février en Arabie saoudite pour une visite d’État de trois jours, indique un communiqué de la présidence de la République. La veille, M.Tebboune avait reçu à Alger le prince du Qatar, avec qui il s’était entendu sur toutes «les questions régionales et arabes».

À l’invitation du roi Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, le Président Abdelmadjid Tebboune entame à partir de ce mercredi 26 février une visite d’État de trois jours en Arabie saoudite, indique un communiqué de la présidence de la République relayé par l’agence officielle Algérie Presse Service (APS). Cette visite intervient une journée après celle effectuée à Alger par le prince du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, où il a été reçu par le chef de l’État algérien.

Au cours de cette visite à Riyad, «les dirigeants des deux pays frères examineront les voies et moyens de renforcer la coopération bilatérale, la coordination et la concertation sur les questions d'intérêts communs», ajoute le même communiqué.

Alger, hôte du prochain sommet de la Ligue arabe

Lors de la conférence de presse conjointe avec M.Tebboune à l’issue des entretiens bilatéraux, le prince Tamim a annoncé l’organisation prochaine du sommet des chefs d’État de la Ligue des pays arabes à Alger, souhaitant sa «réussite».

En effet, le Qatari, dont le pays est mis sous embargo notamment par l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l’Égypte depuis 2017, et qui est engagé avec la Turquie au côté du Gouvernement d’union nationale (GNA) en Libye, a souligné «le rôle de l’Algérie aux niveaux régional et arabe», selon le compte rendu publié par l’APS.

«L’Algérie a une histoire honorable en matière de résolution des conflits survenus dans la région et le monde arabe. Nous avons besoin, aujourd’hui, de l’Algérie, d’autant que le monde arabe vit, malheureusement, plusieurs crises», a-t-il souligné. Dans le même sens, le chef de l’État qatari a affirmé que les deux pays étaient «d’accord sur tous les points».

Le dossier libyen

Pour sa part, le Président Tebboune a affirmé que les deux parties avaient «échangé sur la situation régionale, particulièrement le problème libyen, relevant unanimement l’impératif d’œuvrer pour une Libye affranchie des mercenaires étrangers et des armes, et à l’abri des interventions étrangères afin de favoriser une solution politique garantissant l’unité territoriale et la souveraineté nationale de l’État libyen», indique un communiqué de la présidence relayé par l’APS.

En Libye, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l’Égypte soutiennent le maréchal Khalifa Haftar, commandant de l’Armée nationale libyenne (ANL) qui a lancé depuis avril 2019 une offensive contre la capitale Tripoli, siège du GNA.

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Ligue arabe, gouvernement libyen d'union nationale (GNA), Armée nationale libyenne (ANL), Haut conseil d'État libyen, Tripoli (Libye), crise libyenne, Libye, Arabie Saoudite, Qatar, Algérie
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