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À une semaine de la fin de l’embargo sur les ventes d’armes à Téhéran, le porte-parole de la diplomatie iranienne a révélé ce lundi que la Chine et la Russie avaient proposé à l’Iran deux initiatives pour relancer le dialogue avec les pays du Golfe, a rapporté l’agence officielle Irna. La République islamique a accepté les deux propositions.

Dans le contexte de la visite officielle effectuée par le chef de la diplomatie iranienne en Chine, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Saeed Khatibzadeh a fait savoir ce lundi 12 octobre lors d’un point presse que Pékin et Moscou avaient proposé deux plans pour relancer le dialogue entre l’Iran et les monarchies du Golfe, a rapporté l’agence officielle iranienne Irna. Il s’est également exprimé sur la fin de l’embargo sur les ventes d’armes à l’Iran.

«La Chine et la Russie ont présenté, chacune de leur côté, une initiative pour relancer le dialogue entre l’Iran les États du Golfe», a déclaré le diplomate, soulignant que son pays «avait favorablement accueilli les deux plans et [qu’]il en a informé Moscou et Pékin» sans donner plus de détails.

Cette déclaration intervient au lendemain du retour du ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif d'une visite d'une journée à Pékin. «La visite de Javad Zarif en Chine avait des dimensions différentes et visait à faire progresser les relations économiques et politiques entre les deux pays», a expliqué M.Khatibzadeh.

L’Iran aspire à mettre un terme à l’embargo

Lors du même point presse, Saeed Khatibzadeh a exprimé l’aspiration de l’Iran à la levée de l’embargo sur les ventes d’armes, cinq ans après la conclusion de l’accord sur le nucléaire iranien à Vienne.

«Le 17 octobre, la durée de l'embargo sur les ventes d’armes imposé à l'Iran prendra fin cinq ans après la signature de l'accord nucléaire», a signalé le diplomate, soutenant que cela aura lieu «malgré les efforts de Washington pour imposer sa domination et sa volonté sur les autres pays du monde après son retrait de cet accord».

En juillet 2015, en vertu de l’accord sur le nucléaire iranien conclu à Vienne, l'embargo sur les ventes d'armes à l'Iran devait être levé au bout de cinq ans. Cependant, le document stipule également que les livraisons d'armes à Téhéran doivent s’effectuer après approbation du Conseil de sécurité de l’Onu.

Mi-août, le Conseil de sécurité de l'Onu a rejeté un projet de résolution américain concernant la prolongation de l'embargo sur les ventes d'armes à l'Iran. L'administration Trump avait menacé de punir tout pays violant les sanctions internationales que Washington a estimé être toujours en vigueur.

Moscou envoie balader Washington

Le 4 octobre, dans une déclaration au journal iranien Resalat, l’ambassadeur russe à Téhéran Levan Dzhagarian a affirmé que «La Russie n'a aucun problème pour fournir les S-400 Triumph à l’Iran, et ce n'était pas un problème depuis le début».

Tout en signalant que Moscou n'avait pas peur des menaces de Washington, le diplomate a précisé que «si l'Iran avait certaines propositions pour l'achat d'armes russes, elles peuvent être soigneusement étudiées après le 18 octobre».

Mercredi 7 octobre, Benyamin Netanyahou a exprimé ses craintes à Vladimir Poutine concernant la vente annoncée de systèmes S-400 Triumph à l’Iran. De plus, la Turquie, qui a acheté il y a plus d’un an des batteries de S-400, pourrait les tester dans les prochains jours et risque ainsi de provoquer l’ire des États-Unis et de l’Otan.

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Tags:
Pays du Golfe, relations diplomatiques, relations bilatérales, relations publiques, Chine, Russie, Iran
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