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Les essais cliniques d’un vaccin de conception iranienne ont commencé à Téhéran où plus de 65.000 personnes ont déjà manifesté le désir d’y participer. La première volontaire à recevoir le vaccin était une fille du président de la fondation gouvernementale EIKO, concepteur du vaccin.

Plusieurs volontaires ont reçu ce mardi 29 décembre à Téhéran les premières doses du vaccin COV Iran Barkat contre le Covid-19, conçu par la société iranienne Shifa Pharmed et la fondation Execution of Imam Khomeini's Order (EIKO, Setad Ejraei Emam), a annoncé l’agence de presse IRNA.

Selon cette dernière, Tayebeh Mokhber, fille du président d'EIKO, a été la première à se faire administrer le vaccin, l’injection n’a provoqué aucun effet secondaire immédiat.

La cérémonie s'est déroulée en présence du chercheur et vice-Président pour la Science et la technologie Sorena Sattari et du ministre de la Santé, Saeed Namaki. Ce dernier a évoqué une «percée significative» réalisée par son pays dans la production de son propre vaccin.

Les premiers résultats attendus dans un mois

Le vaccin doit être administré en deux étapes à 14 jours d’intervalle et les premiers résultats des essais cliniques seront donc connus dans 28 jours, a précisé Hamed Hosseini, chef du Centre des essais cliniques et professeur à l’université des Sciences médicales de Téhéran, cité par IRNA.

Selon M.Hosseini, 56 personnes se verront inoculer COV Iran Barkat pendant cette première phase.

Au total, plus de 65.000 volontaires se sont inscrits pour participer aux essais cliniques, a déclaré aux journalistes iraniens un porte-parole d'EIKO.

Le directeur de la Société iranienne d'immunologie et d'allergie, Mohammad Vojgani, avait précédemment affirmé que Téhéran pourrait lancer la production de vaccins nationaux contre le Covid-19 dans les six prochains mois.

L’Iran compte également acquérir des vaccins étrangers

Selon les autorités iraniennes, l’embargo imposé par les États-Unis empêche l’Iran d’acheter des vaccins et d’obtenir un prêt humanitaire auprès du Fonds monétaire international (FMI) pour endiguer la propagation du Covid-19. Le 22 décembre, l’ONG Human Rights Watch et une trentaine d’autres organisations humanitaires ont appelé Washington à assurer qu’il ne sanctionnerait pas les institutions financières pour avoir facilité les transferts de fonds iraniens destinés à acheter des vaccins.

Le Président Hassan Rohani a récemment déclaré que l’Iran comptait s’associer avec un pays étranger ou recevoir un vaccin dans le cadre du mécanisme COVAX mis en place par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour garantir un accès équitable aux vaccins anti-coronavirus.

Le 18 décembre, l’OMS a annoncé que le COVAX avait conclu des accords pour accéder à près de deux milliards de doses de plusieurs vaccins candidats prometteurs. Selon l’instance internationale, les 190 pays qui participent au dispositif et qui remplissent les conditions requises pourront obtenir des doses de vaccin au cours du premier semestre 2021, pour protéger les groupes vulnérables au sein de leur population.

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Tags:
essais cliniques, vaccin, Iran
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