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Premier à gauche à se déclarer candidat à l’élection présidentielle de 2022, Jean-Luc Mélenchon s’est exprimé dans 20 Minutes sur sa stratégie et a expliqué pourquoi il ne se lie pas avec d’autres partis de gauche. Il a également critiqué la gestion de la crise sanitaire du gouvernement, affirmant que le pays sera «dévasté» d’ici deux ans.

Au grand dam des autres partis de gauche, le leader de La France insoumise a annoncé sa candidature et lancé sa campagne pour la présidentielle de 2022. Il est revenu dans 20 Minutes sur cette décision et sa stratégie à venir, critiquant au passage le PS, la gestion de la crise du Covid-19 et la loi Sécurité globale.

Contexte épidémique oblige, il organise ce samedi un premier meeting «en réalité augmentée» et entièrement numérique. «La démocratie ne doit pas être mise entre parenthèses par la pandémie. Nous vivons un moment d’intense politique», justifie Jean-Luc Mélenchon.

Un rassemblement de la gauche?

Interrogé sur ses divergences avec les autres formations de son bord politique, il juge que «la gauche traditionnelle s’est effondrée car le PS a fait le choix du social-libéralisme», déplorant que «les socialistes continuent de penser que c’est par eux que tout doit passer». Il trouve aussi «ridicule» le concept de «primaire des idées» d’Olivier Faure.

Le député des Bouches-du-Rhône rappelle ensuite que les socialistes ne partagent pas ses idées sur la VIe République, la planification écologique, la sortie de l’Otan et des traités de l’Union européenne. «Le sujet, c’est l’avenir de notre pays. Pas celui de nos logos», poursuit-il.

Il ne semble d’ailleurs pas inquiété par la multiplication des candidatures, considérée comme avantageuse pour un nouveau duel Macron- Le Pen en 2022. «Avec une seule candidature, il y a une déperdition de voix considérable», réplique-t-il, se basant sur un sondage Ifop d’octobre 2020. Il espère toutefois «convaincre en chemin» et «construire une majorité d’adhésion» autour de son programme.

Crise sanitaire

L’une de ses mesures pour traverser la crise économique post-Covid-19 consiste à faire annuler la dette publique. «J’ai proposé de remonter toutes les dettes des commerces dans une caisse centrale et d’aller les négocier à la Banque centrale européenne», indique-t-il auprès de 20 Minutes, affirmant que «si on emprunte encore pour rembourser, le jour où les taux d’intérêt remontent, c’est l’abîme».

Il avertit que le pays pourrait bientôt se retrouver avec «huit à 10 millions de chômeurs», avec un effondrement de l’industrie. «En 2022, on va trouver un pays dévasté», résume-t-il en s’attaquant à la stratégie de Bruno Le Maire (croissance, aide aux entreprises, réforme des retraites) qui selon lui «n’a pas marché depuis 30 ans».

Loi Sécurité globale

M.Mélenchon s’en prend ensuite à la loi Sécurité globale, dont il estime qu’elle «favorise et encourage des comportements racistes ou violents [des forces de l’ordre] qui ne pourront plus être connus du public». Il suggère plutôt un «remplacement de l’IGPN, qu’il qualifie de «pseudo-organisme de contrôle», et un rallongement du temps de formation des policiers. Il faut «élever le niveau d’exigence au concours de recrutement», plaide-t-il enfin.

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loi Sécurité globale, Covid-19, crise économique, gauche, Présidentielle française 2022, Jean-Luc Mélenchon
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