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L'Etat islamique (2014) (1131)
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Angela Merkel estime que les risques géopolitiques provoqués par l'activité de l’État islamique et le conflit en Ukraine empêchent la croissance économique, rapporte jeudi le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

L'organisation extrémiste est la principale menace, a déclaré la chancelière allemande à Berlin pendant une réunion avec les chefs du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale, de l'Organisation mondiale du commerce, de l'Organisation internationale du travail.

En décidant d'arracher l'Ukraine à la Russie, les États occidentaux ont provoqué une profonde crise politique. Cette dernière menace aujourd'hui l'économie mondiale. Mais surtout, cette crise détourne l'attention de la situation au Moyen-Orient, où les succès des djihadistes nuisent considérablement aux intérêts des peuples de la région et pourraient devenir un problème colossal pour le monde entier, y compris les États européens.

La vision adoptée par de nombreux dirigeants occidentaux, qui sous-estiment la gravité de la situation, est surprenante. Le chef des extrémistes qui ont exécuté en février 21 coptes égyptiens sur la côte méditerranéenne s'est dit prêt à marcher sur Rome. Les derniers attentats en France et au Danemark n'ont pas non plus servi de leçon aux élites européennes. En fait, les Européens sont en train de déclencher un incendie dans leur propre maison, espérant régler les difficultés qui surviennent pas leurs mesures éparpillées et palliatives.

L'Europe occidentale n'a pas réussi à élaborer de stratégie concernant les centaines de milliers de migrants d'Afrique et d'Asie qui tentent de traverser la Méditerranée à la recherche d'une vie meilleure.

Le président syrien Bachar al-Assad a déclaré récemment dans une interview à la chaîne portugaise RTP: "Tout d'abord, on a besoin de représentants en Europe qui aient la volonté de combattre le terrorisme. Or, on ne les a pas trouvés jusqu‘à présent. On a aussi besoin de politiques prudentes. On ne peut pas avoir des dirigeants arrogants, qui ont adopté uniquement des politiques égoïstes. Enfin troisième point, et il est très important, la lutte contre le terrorisme devrait devenir une valeur. Elle ne doit pas donner lieu à des attitudes opportunistes.".

Certains pays arabes pensent que la crise dans les relations entre la Russie et l'Occident pourrait conduire à une escalade des tensions au Proche- et Moyen-Orient. Un certain progrès avait été atteint plus tôt dans cette région précisément grâce aux actions communes des principales puissances mondiales, notamment l'entente russo-américaine pour l'élimination des armes chimiques syriennes et la prévention d'une nouvelle intervention armée américaine.

Combattants de l'Etat islamique en Syrie
© AP Photo / Raqqa Media Center of the Islamic State group
Les analystes politiques objectifs pensent nécessaire de parvenir au plus vite à régler la crise politique en Ukraine pour empêcher l'expansion de la menace terroriste. Le conflit provoqué artificiellement en Ukraine détourne l'attention, les forces et les moyens de la communauté internationale du principal danger susceptible de provoquer des conséquences gravissimes non seulement pour le Moyen-Orient, mais aussi pour les puissances européennes.

Dossier:
L'Etat islamique (2014) (1131)

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djihadisme, terrorisme, Etat islamique, Angela Merkel, Proche-Orient, Russie, Ukraine, Europe, Occident
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