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    Sergueï Narychkine

    OSCE : lever les sanctions contre les députés russes

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    Sanctions de l'Occident contre la Russie (342)
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    Rétablir le dialogue et en finir avec les sanctions contre des députés: tel était le discours des participants au Forum parlementaire international de Moscou.

    Le thème de l'Ukraine, dans le contexte de la crise syrienne et de la menace terroriste, est passé au second plan.

    En ouverture du forum, le président de la Douma (chambre basse du parlement russe) Sergueï Narychkine a annoncé que les représentants de 43 pays étaient venus évoquer le "rôle des parlements pour assurer la sécurité internationale dans les conditions actuelles". Seule l'autonomie moldave de Gagaouzie, l'Ossétie du Sud, le Zimbabwe, la Corée du Sud et le Soudan étaient représentés par les présidents des parlements locaux. Des vice-présidents représentaient quatre pays — l'Abkhazie, la Moldavie, l'Afghanistan et le Brésil. L'Ukraine était représentée par l'ex-député et chef du parti communiste — interdit dans son pays — Piotr Simonenko. La Chine, l'Inde et l'Afrique du Sud se sont limitées au personnel de leurs ambassades. Un à deux députés représentaient certains pays de l'UE, dont certains à titre de représentants des organisations internationales comme l'Assemblée parlementaire de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et le Parlement européen.

    Sergueï Narychkine a noté que "notre époque inquiétante" poussait à "chercher des approches communes" qui permettraient de déboucher sur un "dialogue global équitable". Selon lui, la Russie ne s'y oppose pas. Quant à la guerre en Syrie, le président de la Douma a indiqué que Moscou était intervenue à la demande de Damas.

    Ilkka Kanerva, président de l'Assemblée parlementaire de l'OSCE, a constaté une hausse des tensions entre l'Occident et l'Est, provoquée par "l'annexion de la Crimée par la Russie". Mais "compte tenu d'autres défis, le dialogue est plus nécessaire que jamais", a-t-il déclaré. Et d'ajouter qu'il fallait "commencer le travail sur la désescalade et aspirer à des solutions réelles". Parmi les défis majeurs: lutter contre Daesh.

    Sergueï Narychkine a voulu réagir à ces propos: "Je voudrais rappeler une fois de plus que la Crimée a été annexée en 1991, et qu'en mars 2014 elle a retrouvé sa liberté après le vote de près de 2 millions de citoyens".

    La française Nadine Morano, chef du groupe de travail "Pour un nouveau dialogue avec la Russie" au Parlement européen, a évoqué la souffrance des populations de la France et de la Russie en raison des sanctions réciproques et a déclaré qu'elle serait "ravie d'entendre monsieur Poutine au Parlement européen". Sergueï Narychkine a noté qu'il était prêt à y intervenir lui-même.

    A condition, bien sûr, qu'il soit autorisé à se rendre à Bruxelles: le président de la Douma figure pour l'instant sur la liste des sanctions de l'UE. Plusieurs intervenants ont souligné le caractère inadmissible des sanctions visant des députés. Ilkka Kanerva a même annoncé qu'il travaillait à ce sujet avec la direction de l'UE: "Nous essayons de trouver une solution constructive, mais nous avons besoin du soutien des députés des pays de l'UE". Plus tard, Ilkka Kanerva a dit espérer que les sanctions individuelles contre les députés et les sénateurs russes seraient rapidement levées ou au moins assouplies, et qu'ils pourraient participer à part entière au travail des organisations internationales.

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    Dossier:
    Sanctions de l'Occident contre la Russie (342)

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    sanctions, IVe Forum parlementaire international, OSCE, Nadine Morano, Sergueï Narychkine, Russie
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