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    Kim Jong-un

    Pyongyang veut s'appuyer sur Moscou pour marchander avec Washington

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    Nezavissimaïa gazeta
    Traduction de la presse russe (août 2018) (69)
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    Vladimir Poutine est prêt à se rencontrer avec le leader nord-coréen Kim Jong-un, indique un message envoyé à ce dernier par le Kremlin à l'occasion de l'anniversaire de la libération de la Corée.

    Konstantin Asmolov, directeur de recherche de l'Institut de l'Extrême-Orient de l'Académie des sciences de Russie, fait remarquer que «les relations entre la Russie et la Corée du Nord peuvent être considérées comme bonnes. D'un côté, Moscou soutient Pyongyang. D'autre côté, il ne tente de rien imposer à ce dernier», écrit jeudi le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

    Vladimir Poutine
    © Sputnik . Michael Klimentyev
    Selon lui, la situation actuelle dans la péninsule coréenne est conforme au plan russo-chinois de gel double. Ainsi, la Corée du Nord a gelé ses essais balistiques et nucléaires, alors que les États-Unis et la Corée du Sud ont suspendu en réponse leurs exercices militaires de grande envergure.
    Les négociations éventuelles des chefs d'Etat russe et nord-coréen pourraient porter sur la situation dans la péninsule coréenne. Pyongyang est obligé de faire face à la pression des États-Unis qui exigent sa dénucléarisation complète, mais refusent d'atténuer parallèlement leurs sanctions. La Corée du Nord voudrait pourvoir s'appuyer sur la Russie dans ce bras de fer.

    En ce qui concerne les liens économiques entre la Russie et la Corée du Nord, les projets bilatéraux sont nombreux, mais se heurtent aux sanctions, souligne Konstantin Asmolov. Selon une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu, la Russie est obligée d'expulser d'ici fin 2019 les ouvriers nord-coréens qui se trouvent sur son territoire.

    Selon le Washington Post, la situation est compliquée, mais il existe deux facteurs éventuels qui pourraient l'élucider. Ainsi, Kim Jong-un pourrait se rendre au Forum économique oriental à Vladivostok en septembre prochain ou à la session de l'Assemblée générale de l'Onu à New York. Cela devrait éclaircir ses projets concernant la dénucléarisation du pays.

    De quoi s'agit-il? Après la rencontre de Kim Jong-un avec Donald Trump, Washington attendait que Pyongyang renoncerait à son arsenal nucléaire. En vain. Ainsi, les opposants américains à la Maison Blanche critiquent la faiblesse du Président. Autrement dit, le conflit entre Washington et Pyongyang se poursuit. Dans ce contexte, il serait logique pour le Kremlin d'offrir à son voisin assiégé toute aide possible.

    En ce qui concerne le programme tripartite réunissant la Russie et les deux Corées, il a été soutenu par le Président sud-coréen Moon Jae-in. Dans le cadre de son discours consacré à la libération de la Corée de la domination japonaise, il a appelé à former la Communauté ferroviaire asiatique qui devrait consolider la paix en Asie du Nord-Est. Cette organisation pourrait réunir la Corée du Nord, la Corée du Sud, la Russie, la Mongolie, la Chine, le Japon et les États-Unis.

    Cette communauté devrait ensuite être élargie par une union énergétique. Moon Jae-in voudrait relier les deux Corées par les chemins de fer d'ici la fin de l'année. Ce sujet sera évidemment évoqué lors de sa future visite à Pyongyang en septembre prochain.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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    Traduction de la presse russe (août 2018) (69)

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    message, sommet, rencontre, Kim Jong-un, Vladimir Poutine, Corée du Sud, Russie, Corée du Nord, Pyongyang
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