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Un cas rare a été découvert par des médecins indiens: une fille de 11 ans ne souffrant d’aucune maladie systémique s’est mise à régulièrement pleurer des larmes de sang. Selon l’étude publiée dans la revue spécialisée BMJ Case Reports, sans être associées à une émotion, ces larmes sont la manifestation d’une pathologie rare: l’haemolacria.

Une fille de 11 ans a terrifié sa mère en manifestant des symptômes plutôt rares: des larmes de sang spontanées, c’est-à-dire non associées à une émotion, sortent de ses yeux deux ou trois fois par jour, rapportent des médecins de l'Institut indien des sciences médicales de New Delhi. L’étude consacrée à cette maladie chez une fille sans aucun antécédent médical a été publiée dans la revue médicale BMJ Case Reports. D’après les médecins, il s’agit d'haemolacria, une pathologie extrêmement rare dont la manifestation clinique est l’écoulement de larmes composées totalement ou partiellement de sang.

Les causes sont souvent liées à un certain nombre de maladies, la conjonctivite bactérienne, des problèmes de coagulation sanguine ou des blessures.

La mère de la fillette, choquée par ces symptômes, a voulu que sa fille soit prise en charge par des médecins. Dans la clinique elle a été surveillée par des spécialistes pendant 2 jours où elle a continué de pleurer de sang, est-il indiqué dans l’étude. L’acuité visuelle, la tension oculaire ainsi que les résultats d’autres examens médicaux de la patiente ne dépassaient pas les valeurs normales. Sa maladie a donc été reconnue idiopathique.

«Après avoir effectué tous les examens systémiques nécessaires et avoir évalué d'autres causes d'haemolacria, qui se sont révélées négatives, une cause idiopathique a été attribuée à la maladie», concluent les médecins.

Une pathologie rare et ancienne

«C'est l'une des conditions les plus alarmantes et les plus rares, qui a été attribuée à plusieurs étiologies. En raison de sa faible incidence et à cause de la littérature limitée, la fréquence et la prédisposition à l’haemolacria d’un sexe, d’une ethnie ou d’un âge spécifique restent obscures», fait savoir l’étude.

Une pathologie, certes, rare, mais connue des médecins depuis l’Antiquité, précise l’étude. Ainsi, c’est au VIe siècle que l’haemolacria a été mentionnée pour la première fois par Aétios d'Amida, médecin grec.

Il est à noter qu’après sa sortie de l'hôpital, le suivi de la fillette par des médecins a été assuré, relate l’étude.

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Tags:
sang, larmes, maladies
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